Grandeurs et misères des conseils d’établissement


Diane Miron, ex-présidente de la fédération des comités de parents, signe un billet intitulé «Le pouvoir d’influence du conseil d’établissement» sur le site de la fédération québécoise des directions d’établissement. Le billet n’est pas daté, toutefois elle présente un bilan des 12 premières années d’existence des conseils d’établissements, on peut donc en déduire qu’il s’agit de 2010.

Après avoir soulevé des questions quand à la vision que les acteurs du système scolaire ont des CÉ, la place qu’ils occupent dans le débat scolaire, leur état de santé et si cet organisme répond aux attentes telles que pensées lors de leur mise en place, elle propose trois pistes d’actions. Quoique l’article en entier mérite d’être lu, ce sont ces trois pistes d’actions pour que le pouvoir des conseils d’établissement soit reconnu et exercé qui attirent mon attention. Voici, ces recommandations:

 D’abord tous les membres doivent travailler dans le respect des compétences de chacun, compétences étant entendues dans le sens large et non strictement professionnel. Reconnaître que nos opinions peuvent être contestées ( même pas toujours facile à prendre) et que les autres possèdent aussi des qualités. Un brin d’humilité, ça aide à travailler ensemble!

Ensuite, la formation des membres est un enjeu sur lequel il faudra porter attention. Il faudra sûrement faire les choses autrement et trouver des façons de se rapprocher d’eux et de leurs besoins. Il faudra aussi comprendre qu’il ne suffit pas seulement d’aborder des dimensions «techniques», légales ou linguistiques; il faudra aussi se pencher sur la question des valeurs, des attitudes et des compétences relationnelles, communicationnelles, etc.

La troisième piste est d’une autre nature mais elle soutiendrait très bien les deux précédentes: il s’agit de regrouper les CÉ tel que le propose le Collectif pour l’éducation. Actuellement, c’est la seule instance qui n’est pas représentée à l’échelle nationale, contrairement à toutes les autres catégories d’acteurs qui interviennent à l’école. Il faut offrir aux CÉ une plateforme pour échanger et débattre entre eux des problèmes auxquels ils sont confrontés et des actions qu’ils envisagent. Une plateforme, surtout, qui leur donne l’occasion de défendre les intérêts de l’école dans les grands enjeux qui touchent leurs responsabilités. Ce serait, je pense, un pas de plus vers la reconnaissance des conseils d’établissements comme levier de la réussite de nos garçons et de nos filles.

Quand nous aurons pris toute la mesure de l’influence du CÉ sur la vie de l’école, le conseil d’établissement aura réussi à contribuer à sa manière à rendre l’école efficace.

Ces pistes sont intéressantes. Il faut toutefois se rappeler que le mandat des membres du conseil d’établissement est de deux ans. Les membres des conseils d’établissements ne sont pas rémunérés pour leur travail et ils consacrent déjà beaucoup de temps à l’école.  Pour bien fonctionner, les membres doivent  s’engager volontairement et ce dans le respect de la loi sur l’instruction publique. Afin de s’assurer du bon fonctionnement de l’école,  peut-être faudrait-il évaluer le conseil d’établissement? Et pourquoi ne pas, dans la même foulée, évaluer ceux qui sont rémunérés et qui influencent le conseil d’établissement: la direction et  la commission scolaire ?

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