Anglais intensif, des données en faveur de cette approche


Photo D.Havel

Pour ceux qui s’intéresse au choix d’introduire l’anglais intensif en 6e année, un document du MELS permet de suivre l’évolution de la recherche intéressée à  l’apprentissage d’une langue seconde. Produit en décembre 2011 L’anglais intensif, ce que dit la recherche est un document fort intéressant. On y présente une synthèse des recherches effectuées dans le domaine des langues secondes depuis les années 1960. Par ailleurs, pour obtenir plus de précisions sur l’histoire des cours de français ou anglais intensif ainsi que des précisions sur les avantages et désavantages de l’approche deux documents me semblent des plus pertinents, Le français intensif écrit par C.ST-Germain et J.Netten (2004) et Examen du programme de français intensif (2005) par A. MacFarlane de l’ACPLS (Association canadienne des professeurs de langues secondes).

En bref, selon l’information trouvée dans ces deux documents, l’approche des cours de français et d’anglais intensifs remontent aux années 1960, lors de l’introduction des cours d’immersion. Toutefois c’est vers les années 1974 que l’approche se distinguera. En effet, c’est en s’inspirant du succès des classes d’accueil pour enfants immigrants à la commission des écoles catholiques de Montréal que les premiers cours sont apparus. Les élèves dans les classes d’accueil devaient apprendre le français oral pendant cinq mois afin de s’intégrer aux classes régulières. Ce programme permettrait d’atteindre en moins de temps et ce à un niveau plus élevé des résultats assez impressionnants. Au niveau de la production orale, selon MacFarlane (2005), les élèves ayant suivis un programme de français intensif à la fin du primaire, obtiennent des résultats comparables aux éléves de 9e, 10e et 11e années suivant le programme de base. Ils obtiendraient des résultats similaires aux francophones de 4e année au Québec en production écrite. Malgré la compression de certaines matières comme les sciences, les sciences sociales, l’éducation à la santé les élèves ont atteints les résultats espérés pour les élèves de 6e année et aucun effet négatif n’a été noté en ce qui concerne l’apprentissage de la langue première, l’anglais dans ce cas. Les mathématiques n’ayant pas été compressés, les résultats atteints sont comparables aux années antérieures.

Devant ces résultats, malgré la controverse que suscite cette approche, il me semble qu’elle présente des avantages indéniables.

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