La commercialisation des écoles publiques québécoises


Les résultats d’un sondage mené en 2006 par la Fédération canadienne des enseignants et enseignantes, le centre canadien des politiques alternatives et la Fédération les syndicats de l’enseignement sont présentés dans le document «La commercialisation des écoles canadiennes: qui mène la barque?».   Le document se trouve sur le site de la CCPA ( Canadien Center for Policy Alternatives) dans la section Education Projects Reports and Studies. On y retrouve aussi un texte résumant les principaux points.

Quoique le taux de réponses au sondage ne soit pas très élevé, certains éléments méritent notre attention. Par exemple, on y apprend qu’  en raison de son cadre législatif en vigueur depuis 1997-1998, le Québec se démarque des autres provinces canadiennes. En effet, ce cadre limite l’intrusion des organisations commerciales à l’intérieur des écoles du Québec. Les conséquences de ce choix font que la nature des levées de fonds diffère au Québec. Toutefois, malgré tout, en ce qui a trait aux levées de fonds par école, le Québec ($14 000) se rapproche de  la moyenne canadienne ($15 0000) . Dans l’ensemble du Canada, les écoles secondaires accumulent en moyenne près $39 000 par année et les écoles primaires près de $11 000. Les levées de fonds prennent diverses formes et visent différents objectifs.

Par ailleurs, la section abordant les inconvénients reliés aux  levées de fonds privés dans les écoles publiques fait ressortir sept problèmes.

  • «Iniquité»: La capacité des écoles de recueillir de l’argent varie et on sait que dans les secteurs défavorisés, cette capacité est moindre.
  • «Concurrence pour les fonds»: Les écoles compétitionnent entre-elles pour les mêmes fonds.
  • «Financement ciblé»:  Les donateurs peuvent prennent le relais du conseil d’établissement ou des commissions scolaires, en ce qui concerne les décisions reliées à l’utilisation des fonds.
  • «Financement conditionnel»: Certains donateurs peuvent avoir des exigences reliées à leur don.
  • «Financement sélectif»: En raison de la présence de ces donateurs, le gouvernement a tendance à laisser au privé l’achat de certains équipements.
  • «Financement instable»: Cette source de financement peut varier en fonction du contexte économique.
  • «Absence de contrôle de la qualité du matériel pédagogique»: Le ministère n’approuve pas le matériel pédagogique en provenance de sources externes. Conséquemment, il est possible que le matériel ne corresponde pas aux règles établies par le MELS telles que l’impartialité.

À tout ceci, je rajouterais:

  •  l’implantation d’activités allant à l’encontre de la mission de l’école;
  • les tensions entre les donateurs et le conseil d’établissement;
  • le non respect des lois de la protection du consommateur, pour les enfants de moins de 13 ans;
  • le non respect de la législation scolaire.

Somme toute, quoique ce partenariat entre les secteurs public et privé soit avantageux, des problèmes existent. Pour améliorer la situation, il faudrait donner suite à ce rapport.

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