Pour une révolution réussie: les études post-secondaires


Après avoir pris connaissance de la mission que s’est donnée la CLASSÉ, en voyant des regroupements d’étudiant-es intégristes surgir dans l’arène publique, des voix s’opposant à un financement en provenance des humoristes québécois, je me questionne sur les germes ayant mené à la présence de ces mouvements étudiants radicaux au sein des institutions post-secondaires québécoises. En effet,  depuis 2000, le programme de l’école québécoise vise à former à la pensée critique. Le dialogue et la prise en compte de l’autre  sont au centre du programme scolaire québécois. Conséquemment, en tenant compte des compétences que le programme de l’école québécoise vise à développer, on peut se questionner sur l’émergence de groupes radicaux, incapables de dialoguer.

Une des explications plausibles pour cette situation, serait que les acteurs scolaires aient mis l’accent sur  les volets de la participation sociale, l’action et le changement, parties intégrales du programme d’histoire et éducation à la citoyenneté. Lors de l’étude des mouvements révolutionnaires, peut-être a-t-on omis de considérer le poids démographique de ces mouvements. Par exemple,  au cours des années 60, période de grand bouleversement, la jeunesse représentait la majorité de la population. Ainsi donc, ces derniers devenaient un moteur de changement. Toutefois, de nos jours les jeunes ne font pas le poids, du moins au point de vue démographique. Ne pas en tenir compte lorsque l’on vise à changer le monde, est une grave erreur.

Par ailleurs, je me questionne aussi sur la résurgence de vieux idéaux  tels que le communisme ou le féminisme. Hormis quelques exceptions le communisme n’a pas fonctionné. Les pays de l’Europe de l’Est et de l’Asie tentent de se remettre sur pieds suite à la chute du système.  Le féminisme a évolué vers une forme plus inclusive, le sexe n’étant plus un déterministe à considérer en isolation.

Bref, il me semble qu’il serait judicieux pour cette génération d’abord de prendre conscience des limites associées à son faible poids démographique. Ensuite, plutôt que de se replier dans des idéaux du passé qui ont été remplacés pour de bonnes raisons, il l faudrait d’abord qu’ils comprennent en profondeur les systèmes politiques qu’ils prônent et la situation telle qu’elle se présente à l’heure actuelle.  Puis, ils pourraient aller de l’avant en proposant des améliorations dans un esprit de continuité ou encore en innovant en tenant compte du reste de la population. Sans l’appui de la majorité des électeurs, le changement ne sera pas possible, du moins pas dans un système démocratique. À cette fin, il n’existe qu’une voie, celle des études post-secondaires. En effet, les révolutinnaires du futur, en raison de la démographie actuelle, devront rechercher des appuis au sein de la population pour cela ils devront défendre les thèses qu’ils avancent, c’est ce  que permet éventuellement une éducation post-secondaire.

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