Quand une commission scolaire dérape: où est le ministère?


Il me semble de plus en plus que je me trouve face à un systême institutionalisé, une commission scolaire déviant à la loi sur l’instruction publique. Encore cette semaine, j’ai trouvé quelques articles supportant mes soupçons à propos de détournement des fonds destinés aux élèves par la commission scolaire. Notamment, dans un article du Devoir, le 20 mars 2009, Antoine Robitaille rapporte que la commission scolaire a utilisé 75 000$ de son budget destiné aux élèves pour contester la loi 104 adoptée en 2002. La ministre Courchesne interpelée à cet égard, a promis de faire un suivi. Malgré cela,  la commission scolaire récidive en 2012. En effet, la même commission scolaire, doit fermer des garderies illégales qu’elle finance avec le budget destiné aux élèves de 5 à 17 ans. Robert Frank du journal le Suburban, en mai 2012 rapporte à ce sujet.

Où est le ministère dans toute cette histoire? Le fait qu’une commission scolaire détourne des fonds ne devrait-il pas être un motif pour intervenir?

Par ailleurs, comme si cela n’était pas suffisant la même commission scolaire déroge à ses obligations par rapport aux élèves éprouvant certains troubles. À cet égard, on dénote des recours collectifs entrepris par des parents, entre-autres  des enfants souffrant de dyslexie. De surcroît,  Un rapport de l’ATEDM (autisme et troubles envahissants du développement de Montréal, 2010) établit un traitement différencié offert par les commissions scolaires francophones et anglophones. La commission scolaire anglophone LBPSB n’offre pas de service particulier à cette clientèle, les enfants sont intégrés dans les classes avec un support d’accompagnement et matériels spéciaux, ceux ayant des retards trop importants sont dirigés vers les secteurs semi-privé et privés. Du côté francophone, outre l’intégration dans la classe, il existe des classes spécialisées et des écoles publiques spécialisées.

Comment se fait-il que d’un côté, une commission scolaire offre peu de services ce qui contraint les parents d’aller au privé alors que de l’autre côté, les parents ont accès gratuitement à des services?  Pire encore, comment expliquer qu’une commission scolaire éprouvant de graves problèmes démographiques tourne le dos à une partie de sa clientèle? Difficile à comprendre…

 

 

 

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