Quand une commission scolaire promouvoit l’excellence où vont les élèves en difficulté?


Le journal la Gazette de Montréal publiait cette semaine des articles de parents anglophones conternés par l’état des choses dans le monde de l’éducation au Québec.

Dans un premier article Anne Chudobaiak soulève de nombreuses questions concernant: l’état piteux des écoles publiques, les demandes de dons pour l’achat d’ordinateurs, l’absence de support pour les élèves en difficultés, les tablettes électroniques servant d’appât pour le secteur public, le fait que les meilleures écoles publiques soient calquées sur le modèle du privé.. Elle met en relief le dilemme entre les revendications étudiantes du printemps érable et le fait que les trois leaders étudiants provenaient du secteur privé. Acceptant de défrayer les coûts de leurs études au moment où cette dernière est obligatoire et remettant en question les frais pour les études post-secondaires… Son article se termine par une réflexion sur la perte des idéaux démocratiques du monde scolaire des années 1960 et le peu de chance que les chefs des partis politiques soient intéressés à règler la question lorsqu’ils optent eux-mêmes pour le secteur privé,  lorsqu’il s’agit d’éduquer leurs enfants.

Dans un second article, Juliet Waters anglophone,  explique  son choix du secteur francophone privé pour son fils. L’école privée francophone offrant à peu de frais (environ $3 000) des services à son fils épouvant des difficultés. Les écoles anglophones privées, malgré qu’elles reçoivent des subventions gouvernementales, exigent des frais variant entre $11 000 à $20 000 par année. Dans le cadre de son argumentaire justifiant son choix, elle décrit la situation des écoles dans le secteur public anglophone, les écoles à projets spéciaux provoquant un exode des élèves vidant les classes et laissant les élèves en difficultés dans des écoles manquant de fonds. Au cours de ce processus, non seulement les élèves mais encore les écoles sont laissées à elles-mêmes.

Personnellement, j’assiste à cette situation avec étonnement. Les élèves anglophones désirant fréquenter les programmes enrichis du secteur public sont convoqués à un examen de 4 heures et malgré que ce soit contraire à la loi sur l’instruction publique, les parents doivent défrayer les coûts de l’examen…

Les élèves en difficultés ou ceux qui ne passeront pas les examens se verront refuser l’accès aux sports-études, académique plus, français plus, lap-top extra, projet matrix  et seront regroupés dans les classes régulières dans ces écoles à projet spéciaux intégrés. Les élèves les plus faibles se verront offrir un  programme sans rien d’excitant… Académique minus ou sans lap-top. Au nom de la compétivité avec le secteur privé, les responsables du secteur anglophone semblent mettre de côté les élèves les plus vulnérables. D’ailleurs de nombreux enfants éprouvant des difficultés quittent la commission scolaire pour le secteur semi-privé et privé, un facteur qui n’est pas pris en compte lorsqu’il s’agit de calculer le taux de réussite des élèves.

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