Démocratie scolaire?


Mathieu Bock-Côté aborde ce matin la question de la démocratie étudiante. Dans cet article, il dénonce la prise en charge de la démocratie étudiante par des minorités radicales. Afin de rectifier la situation,  il prône le retour à un équilibre entre le détournement de la démocratie par les associations étudiantes et le droit des étudiants qui désirent étudier. Il associe le problème actuel à un faible taux de participation aux élections et dans le but de contrer ce manque d’intérêt de la part des étudiants, il propose un exercice référendaire étalé sur plusieurs jours. Entre-autres, il souligne qu’avant de pouvoir modifier le système actuel, il faudra que les activistes contrôlant les mouvements étudiants soient d’accord afin d’optimiser la participation de tous les étudiants, il expose ses doutes à ce sujet. Il termine son article en invitant à la réflexion toutes les  associations et suggère, pour le bien de la démocratie étudiante, d’adapter les mécanismes de consultation afin qu’ils favorisent plus de participation.

Rarement en accord avec Bock-Côté sur la question identitaire, je suis plutôt d’accord, du moins en partie, avec la description qu’il fait de ce détournement de la démocratie par une association. Dans les écoles et les commissions scolaires,  il arrive qu’une association prenne le contrôle sans opposition.  Seuls les membres de l’association ayant  le droit de vote, cela laisse à l’égard les autres parents. Lorsque l’association est aussi politisée et agit au niveau des élections scolaires  au niveau local et au niveau de la commission scolaire, dans un contexte où prévaut un faible taux de participation, la démocratie est loin de bien se porter.  D’ailleurs, dans de telles conditions, il est possible d’observer des dérapages tels que le non respect des droits des élèves et des parents ou encore des dérogations à la loi sur l’instruction publique.

À mon avis, une solution serait d’obliger les citoyens à exercer leur droit de vote, comme l’a fait l’Australie. Ne pas voter constitue une infraction au code de la loi en Australie . Rendre obligatoire l’exercice du vote, peut sembler une mesure draconnienne toutefois lorsque l’on observe les problèmes associés à un faible taux de participation, il me semble que si on veut préserver la démocratie c’est une mesure efficace.

Ici, non seulement on se préoccupe guère de la situation en milieu scolaire mais on reporte à plusieurs reprises les élections au niveau de la commission scolaire.  Qui sait, le fait de ne pas avoir à voter aussi souvent, augmentera peut-être le taux de participation aux élections scolaires? Mais en attendant, cela change drôlement  la nature de la démocratie en milieu scolaire, sans élections on peut même se demander s’il existe encore une démocratie scolaire?  Bref, selon toute vraisemblance,  la CAQ n’a plus besoin de s’inquièter, les commissions scolaires sont vraiment en voie de devenir des centres de services, pour l’instant des centres de services biaisés.

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