La participation des parents à l’école selon la FCPQ


Une saine démocratie en milieu scolaire repose sur la participation des parents. La Fédération des comités de parents du Québec s’est intéressée à la question dans un document, «Pour se faire une bonne idée de la participation des parents à l’école » (2009).

La FCPQ (Fédération des comités de parents du Québec) identifie trois facettes de la participation parentale; support pour les études de son enfant; participation à la vie scolaire; l’implication directe.

Dans son bilan quant à la participation scolaire la FCPQ constate d’une part que des changements affectent les familles et ont un impact sur la disponibilité et la communication entre la famille et l’école. Les attentes des parents plus scolarisés ont changé, ces derniers s’attendent à une relation particulière avec l’école. Dans les faits les parents participent lorsque cela leur importe mais ils ne sont pas attirés par la participation organisée et la gouvernance scolaire ( 25% des écoles ont un OPP (organisation de participation parentale), en moyenne 40 parents se présentent à l’Assemblée générale des parents, selon J.P. Proulx billet du 11 février, citant les statistiques de la FCPQ).

D’autre part, le malaise caractérisant les rapports entre les parents et l’école persiste. Certains parents s’y prennent mal lors de leur intervention. Bien que les structures scolaires aient changé, cela n’a pas pour autant éliminé les difficultés portant entrave au développement d’un partenariat véritable entre les parents et l’école.

Selon la FCPQ, il revient  d’abord aux parents de développer une participation parentale de qualité à l’école. Toutefois, le conseil d’établissement et la direction doivent également se préoccuper de cette question, notamment en proposant des orientations en ce sens dans le projet éducatif. De surcroît, dans un contexte où la réussite du plus grand nombre prime, l’apport d’une organisation de participation parentale devient fort importante. Les comités de parents doivent aussi contribuer à la réflexion et appuyer les parents. Il en va de même pour les commissions scolaires et le ministère.

De surcroît, la FCPQ souligne l’importance de tenir comptes des différences et disparités régionales. Notamment, dans certains milieux scolaires, la participation parentale est élevée, les problèmes ne sont pas les mêmes.

Finalement, une des conditions essentielles à ce partenariat, repose sur la volonté des acteurs de favoriser la participation parentale. La FCPQ propose aux responsables en milieu scolaire: d’établir un climat de confiance; que les acteurs écoutent et prennent en considération les différences; de se donner une orientation ferme en établissant une vision et des priorités.

Bref, ce passage souhaité vers un partenariat à part entière entre les parents et l’école, centré sur la réussite des élèves dans le respect de ceux qui oeuvrent à cette réussite est loin d’être chose faite. Pour que ce virage prenne place, il faudra un effort concerté de tous les acteurs du milieu.

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