1997, les parents mis à l’écart au profit de l’État?


En 1997, lors de la prise de décision se rapportant à la question de l’enseignement de la religion à l’école, les résultats du sondage fait auprès des parents indiquaient du côté des parents, une polarisation. Effectivement, à l’époque 50% des parents ont signalé  leur volonté de préserver une système scolaire confessionnel. Par contre,  du côté du personnel enseignant et de la direction, plus de 90% des répondants ne désirairent plus le système confessionnel. Devant ce dilemme et tentant compte du contexte social et juridique, l’État a opté de déconfessionaliser le système scolaire. Était-ce le bon choix? Pas pour tous les parents parce que l’on a sous- estimer l’attachement des parents envers une éducation de nature religieuse et que l’exercice de la démocratie en milieu scolaire est boîteuse.

En premier lieu, cette volonté de plusieurs parents qui jouent un rôle primordial quant au succès de leurs enfants  pour une école qui va au-delà de la simple socialisation civique est toujours manifeste 13 ans après l’introduction du système scolaire laïc. Effectivement, si on considère les statistiques, à Montréal, au niveau secondaire près de 30% des parents optent pour les écoles privées fancophones et 10% chez les anglophones. Sans cette fameuse barrière socio-économique on peut se demander si ce taux de fréquentation des écoles privées, souvent religieuses, n’augmenterait pas. Ce n’est pas tout, à  ces chiffres, il faut rajouter tous ces  parents qui optent pour l’école à la maison et les écoles clandestines.  Il n’y a pas à redire, devant ces évidences, la popularité de des écoles de nature religieuse est incontestable. Pourtant, ces parents citoyens et payeurs de taxes qui optent d’exercer le droit de choisir une éducation de leur choix sont pénalisés soit  financièrement soit socialement.

En second lieu, les changements apportés aux structures scolaires, depuis 2000, n’ont pas conduit à la fin prévue, soit l’instauration d’une école démocratique.  Notamment, à l’école des futurs citoyens vivant ensemble, on a réunit tous les parents, certains devenus  minoritaires pratiquement du jour au lendemain. Or, la démocratie et le cadre juridique instaurés visaient à assurer que les droits des parents seraient respectés. Certes, officiellement sur papier, on a fait une plus grande place aux parents, mais dans les faits, du moins c’est ce que j’observe, certains acteurs du monde scolaire se sont empressés de limiter cette place quand ce n’est pas carrément de prendre la place des parents. À cet égard, il existe des preuves que mes impressions ne sont pas pure fiction. Pour faire ce constat, il suffit de consulter les rapports portant sur l’exercice de la démocratie à l’école. Et encore, dans un contexte où on retrouve des parents minoritaires, dans le meilleur des cas même lorsque la loi scolaire est respectée, la minorité a peu de chance d’avoir d’impact sur l’école. Bref, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute que dans les conditions actuelles certains parents exercent  leur droit de choisir le type d’éducation de  leur enfant alors  que ce n’est pas le cas pour d’autres.

Au fait, combien de parents franco-protestants fréquentent toujours le système scolaire public?  Que dire des parents anglo-catholiques?

En outre, comme si ce déficit démocratique n’était pas suffisant, le MELS n’a pas tendance à  s’impliquer et ne traite pas les plaintes.  Au Québec, le droit des parents de choisir le type d’éducation qu’ils désirent est restreint par la loi, mais qu’arrivent-il lorsque les autorités scolaires ne respectent pas la loi? Qu’arrive-t-il lorsqu’une commission scolaire ignore les recommandations du  protecteur de l’élève? Rien.

Est-ce que le gouvernent du Québec a fait le bon choix? Non, puisque  les parents désirant une éducation de type religieuse optent massivement pour le système scolaire privée, devenu un ghetto socio-économico-religieux.  Le  poids démocratique, lorsqu’on leur permet de s’impliquer,  de ceux qui reste est trop faible pour compter.   Le temps ne serait-il pas propice pour la création d’un groupe d’études sur la place de la démocratie à l’école? Si, on optait pour un tel exercice, plutôt que de consulter les commissions scolaires, les habitués des commissions parlementaires et les différents groupes de pression parentale, lors de cette étude  il faudrait consulter la majorité silencieuse, celle qui n’a pas de voix, les parents dont les enfants fréquentent  l’école. Vite un sondage!

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