Fermeture de l’Institut Lafléche : les enfants sont éduqués à la maison


Suite à l’intervention du ministère de l’Éducation et d’une décision légale, l’Institut Laflèche, une école illégale dirigée par la communauté de la Mission de l’Esprit-Saint, a fermé ses portes. Après la fermeture de l’institution, plutôt que de réintégrer le système scolaire public, les parents ont opté pour l’enseignement à la maison. Dès lors, la Commission scolaire des Samares  est devenue le territoire où l’on compte le plus d’enfants scolarisés à la maison (voir les articles  2006 2009 2010).

De nos jours , le ministère ne comptabilise plus les résultats des enfants scolarisés à la maison. Les résultats sont intégrés à même le réseau. Or, selon les dernières statistiques, celles de 2006, les résultats des élèves qui étaient scolarisés à la maison sur le territoire de Joliette étaient désastreux( voir Ariane Lacoursière, 2010). Il faut se rappeler ici qu’un bon nombre de ces élèves font partie d’un mouvement religieux fermé.

Dans les articles cités ci-haut, trois visions de la situation ressortent.

D’abord, selon Christine Brabant, dont les travaux universitaires portent sur l’enseignement à la maison, la majorité des parents qui optent pour l’école à la maison ne font pas partie des mouvements religieux, ce sont des mères avec un niveau de scolarité supérieur et qui ont un nombre d’enfants supérieur à la moyenne.

«La majorité font ça dans le but de poursuivre un projet d’apprentissage en famille ou d’offrir un enrichissement aux programmes ministériels.» (citée par Ariane Lacoursière, 2010)

Ensuite, deux responsables à la Commission scolaire des Samares aimeraient un contrôle plus serré de la part du gouvernement. Caroline Lemieux affirme que lorsqu’un parent déclare qu’il enseigne à la maison, il est mieux encadré. Ces parents doivent montrer leur plan pour l’année et la qualité de l’enseignement est évaluée à la fin de l’année. Un échec mène à l’intégration de l’enfant au réseau scolaire. Claude Coderre secrétaire à la commission scolaire, affirme que sans déclaration obligatoire de la part du parent, la commission scolaire ne peut rien faire.

Selon les statistiques du ministère, 905 enfants seraient éduqués à la maison tandis que Christine Brabant, croit que c’est plutôt entre 1000 et 2500.

Puis Lorraine Derocher et Mike Kropved, intéressés aux communautés religieuses fermées,  constatent que les ex- membres de ces mouvements ayant été scolarisés hors réseau se considèrent pénalisés en raison de la pauvreté de leur éducation.

Que faire? Resserrer les mesures comme le soutiennent les responsables à la commission scolaire et ceux qui travaillent avec les ex-membres des communautés religieuses? Travailler avec ces groupes, comme le propose Christine Brabant?

On sait qu’en resserrant les mesures, le gouvernement court le risque de perdre complètement la trace de ces enfants.Ce qui n’est guère souhaitable. Pour cette raison, il semble  préférable  pour les enfants que le contact avec le monde extérieur soit maintenu. ll ne reste plus qu’ à travailler avec ces parents, de manière à améliorer les résultats des élèves, en restant ouvert. Dans ces circonstances, dans le meilleur intérêt de l’enfant, le contact avec les parents, à mon avis,  prime sur l’atteinte de résultats.

J’irais même plus loin, sachant que les parents de la communauté n’intégront pas le réseau scolaire régulier, dans le cas de la Mission de l’Esprit-Saint,  l’Institut n’était peut-être pas une  mauvaise idée…

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