La non-scolarisation, apprendre différemment sous le radar


Un journaliste du Soleil, s’intéresse à André Stern, conférencier. En visite au Québec ce dernier, à partir de son expérience, décrit les vertus de la non-scolarisation. Un modèle d’apprentissage peu structuré. Pas de programme scolaire, pas de modèle, l’enfant évolue à son rythme selon ses intérêts. Plutôt qu’une éducation alternative, sa vision est celle d’une alternative à l’éducation. Selon le journaliste, Stern est derrière un mouvement, celui de « l’écologie de l’éducation »par laquelle l’enfant échappe à la compétition dévastratrice et à un enseignement contre-nature.

Au Québec, la présidente de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile, Marike Reid-Gaudet, évalue à 8000, le nombre d’enfants scolarisés à la maison. Le ministère en rapporte 1032. Les familles qui font ce choix, doivent souvent donner beaucoup de leur temps aux enfants et vivre, face à l’incompréhension de ce choix, avec un sentiment de rejet de la part des autres.

Au bout du compte, peu importe la raison, ce sont les parents qui font ce  choix, du moins jusqu’à ce que le jeune soit en mesure de décider par lui-même. Il n’existe pas de statistiques quant à l’intégration deces jeunes sur le marché du travail, selon la présidente de l’association, ces jeunes deviennent entrepreneurs, travailleurs autonomes et parfois s’inscrivent au cegep afin de poursuivre leur formation.

Moi qui pensais qu’aller à l’école, c’était une obligation…

Publicités

2 réflexions sur “La non-scolarisation, apprendre différemment sous le radar

  1. Pour votre information, voici ce que prescrit précisément la LIP:

    14. Tout enfant qui est résident du Québec doit fréquenter une école à compter du premier jour du calendrier scolaire de l’année scolaire suivant celle où il a atteint l’âge de 6 ans jusqu’au dernier jour du calendrier scolaire de l’année scolaire au cours de laquelle il atteint l’âge de 16 ans ou au terme de laquelle il obtient un diplôme décerné par le ministre, selon la première éventualité.

    15. Est dispensé de l’obligation de fréquenter une école l’enfant qui:

    1° en est exempté par la commission scolaire en raison de maladie ou pour recevoir des soins ou traitements médicaux requis par son état de santé;

    2° en est exempté par la commission scolaire, à la demande de ses parents et après consultation du comité consultatif des services aux élèves handicapés et aux élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage établi en application de l’article 185, en raison d’un handicap physique ou mental qui l’empêche de fréquenter l’école;

    3° est expulsé de l’école par la commission scolaire en application de l’article 242;

    4° reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d’après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l’école.

    Est dispensé de l’obligation de fréquenter l’école publique, l’enfant qui fréquente un établissement régi par la Loi sur l’enseignement privé (chapitre E-9.1) ou un établissement dont le régime d’enseignement est l’objet d’une entente internationale au sens de la Loi sur le ministère des Relations internationales (chapitre M-25.1.1) qui dispensent tout ou partie des services éducatifs visés par la présente loi.

    Est également dispensé de l’obligation de fréquenter l’école publique l’enfant qui fréquente un centre de formation professionnelle ou reçoit un enseignement dans une entreprise qui satisfait aux conditions déterminées par le ministre en application du règlement pris en vertu du paragraphe 7° de l’article 111 de la Loi sur l’enseignement privé.

    En outre, la commission scolaire peut dispenser un de ses élèves, à la demande des parents de ce dernier, de l’obligation de fréquenter une école pour une ou plusieurs périodes n’excédant pas en tout six semaines par année scolaire pour lui permettre d’effectuer des travaux urgents.

  2. Merci.

    Malgré la LIP, il semble qu’un grand nombre de ces enfants ne soit pas suivi officiellement. Sans statistiques, il est difficile d’apprécier le nombre reel de ces enfants. C.Brabant estime qu’il y en a environ 2000 à 2500.

    Avec, le virage vers l’éthique depuis près d’une décennie, il m’apparaît que la LIP soit l’objet d’interprétations diverses. Parfois, on est bien loin de la loi. Je pense que de plus en plus dans le futur, cela va donner lieu à des poursuites ou recours en justice.

    M.P.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s