PISA et le taux de réussite scolaire au Québec


À la fin des années 90, le Canada a été classé, pendant plusieurs années consécutives, comme le meilleur endroit pour vivre au monde. Au même moment, le Québec affichait le taux de suicide le plus élevé au monde.

Ces résultats paradoxaux m’ont toujours intrigué. Une explication plausible pour cet état de fait, pourrait être que les critères d’évaluation pour choisir  le meilleur pays n’incluaient pas le taux de suicide.  Une grave omission biaisant les résultats finaux.

Au niveau scolaire, il me semble que nous soyons à nouveau devant une situation paradoxale. Notre classement, par le passé, aux examens internationaux (PISA) a été excellent. Toutefois près de 35% des élèves québécois ne terminent pas leurs études dans les délais prescrits. Ce critère ne semble pas importer pour les concepteurs de l’examen. Pourtant, c’est un critère d’importance pour les gouvernements. Les coûts du prolongement d’une formation sont faramineux. Est-ce que l’on peut vraiment dire que le système d’éducation est performant dans ces conditions?

Au bout du compte, de savoir que l’on se classe bien au niveau international est une chose mais est-ce que cela permet vraiment d’apprécier la situation telle qu’elle se présente afin d’apporter des solutions à nos problèmes locaux? Pas sûr.

Au fait, quel est le coût de notre participation à cet examen?

En ces temps de coupures budgétaires, les fonds pourraient peut-être  mieux servir ailleurs?

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