L’acclamation des conseillers d’établissement: Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font


Le mois de septembre, est le mois des acclamations scolaires dans les écoles du Québec. En effet, faute d’intérêts. de moyens, de volonté, peu de parents se présenteront comme candidats lors des élections en début d’année scolaire. Plus souvent qu’autrement, les postes disponibles au sein du conseil d’établissement seront comblés par des personnes voulant s’impliquer au nom de leur enfant dans l’école. Faute de candidats, les parents seront élus par acclamation. Dans bien des cas, on pourrait caractériser le rôle du parent au sein du conseil d’établissement en  référant au terme «volontaire» plutôt que «représentant» des parents. Le peu de recherches disponibles à ce sujet, indiquent que certaines directions d’école remettent en question, avec raison, la représentativité des parents, membres du conseil d’établissement. Cela pourrait expliquer  les limites que l’on impose aux conseillers, soit que les décisions prises soient restreintes aux aspects administratifs du projet éducatif.  Bref, les acclamés qui se présenteront seront utilisés pour l’adoption de documents obligatoires sans avoir à être trop impliqués. Les décisions étant prises en amont, il n’est pas nécessaire de lire l’information ou de réfléchir aux ramifications des décisions prises. En fin de compte, dans ces conditions le terme « bureaucrate» semble plus adéquat lorsqu’il s’agit de caractériser le rôle du parent élu.

D’ailleurs, sans formation pertinente des membres du conseil d’établissement,  les décisions prises au sein du conseil reposeront sur la «bonne foi» des conseillers versus leur «compétence».  Oui, les commissions scolaires sont chargés de former les conseils d’établissement mais à la demande de ces derniers? Voici, l’article 177.3 de la Loi sur l’instruction publique?

177.3. La commission scolaire s’assure qu’un programme d’accueil et de formation continue est offert aux membres du conseil des commissaires ainsi qu’aux membres des conseils d’établissement et qu’il satisfait à leurs besoins.

Comment les parents  peuvent-ils vraiment exiger une formation de qualité satisfaissant à leurs besoins alors qu’ils ne connaissent  problablement pas l’article  177.3 de la LIP? Est-ce que la direction a un intérêt véritalble à ce que son conseil soit formé?

Il ne faudrait pas généraliser, mais  voici, dans bien des endroits,  trois mots pour caractériser la démocratie scolaire: volontariat, bureaucratie et bonne foi.

Dans ces conditions, dans un système qui en amont accorde une importance considérable à la démocraite semble totalement désintéresser à ce qui se passe en aval, soit à l’école. Dans bien des endroits, faute d’accorder au conseil d’établissement le droit d’exercer tous ses pouvoirs et fonctions, la démocratie est en mauvais état. Le manque de formation est un problème.  Même si la LIP protège les conseillers,   un conseiller ne peut être poursuivi lorsqu’il fait preuve de bonne foi, faute d’une formation pertinente obligatoire, ici  le terme «négligence» de la part des  responsables vient à l’esprit.

Pour combien de temps encore, allons-nous tolérer cet état de fait?

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