Renforcement de l’histoire nationale: pour ou contre?


Le MELS vient de lancer une consultation publique concernant l’enseignement de l’histoire nationale au primaire et au secondaire. Cette consultation prend place depuis le 11 novembre et se poursuivra jusqu’ au 13 décembre 2013.

Le document à commenter a été rédigé par Mme Fahny-Eid et M.Jacques Beauchemin. Il est disponible en ligne.

Pour ceux qui désirent commenter, je suggère au préalable une lecture des programmes d’histoire actuellement en vigueur.

Pour ma part, ce que je déplore des programmes actuels et ceux qui les précédaient (1982), c’est l’étude répétitive des mêmes sujets (Autochtones, Québec, Canada) au primaire et au secondaire. De surcroît,  l’histoire générale enseignée au premier cycle du secondaire est toujours affiliée au  monde judéo-chrétien. Le monde contemporain ne vient seulement qu’ à la dernière année du secondaire.  Il me semble que le programme pourrait être mieux équilibré.

Par ailleurs, l’histoire a toujours eu un versant moral peu importe l’orientation de cette dernière. À ce titre l’éducation à la citoyenneté, quoique critiquée,   s’inscrit en continuité avec les programmes précédents qui visaient également à former de bons citoyens. C’est une instruction à la fois civique et historique. Le programme vise à former citoyens éclairés qui participent à la vie sociale dans le respect des uns et des autres. Dans une province où les droits et libertés ont un statut quasi constitutionnel depuis 1975, il n’est guère étonnant que les élèves soient formés de manière à pouvoir participer à la vie sociale et démocratique en tant que citoyens éclairés .  La formation en histoire doit coïncider avec les idéaux de la société cela inclut la prise en compte du cadre juridique qui est toujours effectif, peu importe ce que l’on pense.

Doit-on renfocer l’histoire nationale? On a déjà entre 1982 et 2000 doublé le temps accordé à l’histoire. La portion de l’enseignement de l’histoire dont les thèmes sont   consacrés à l’étude des Autochtones, du Québec et du Canada ainsi qu’aux racines judéo-chrétiennes est prédominante . Le versant moral de l’histoire respecte le contexte juridique.

Alors,  dans ces conditions, on peut se questionner sur comment va-t-on renforcer le programme d’histoire nationale exactement?

Il est vrai que le  programme actuel n’étant pas axé sur la linéarité de l’histoire met  plutôt  l’emphase sur le changement ce qui n’est guère propice à la promotion du nationalisme. Les élèves en tenant compte du contexte historique sont plutôt invités à la réflexion,  à construire leur identité, à prendre en compte les grandes questions et à prendre eux-mêmes position. Est-ce cela que l’on veut modifier?

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