Rapport du vérificateur général 2012-2013 : les moisissures à l’école


Le mois dernier, j’assistais à un évènement dans une école publique québécoise construite dans les années 70. Il pleuvait fort, en cette journée précise.   À la base des escaliers, menant à la salle aux usages multiples, gisait une flaque d’eau. Une grosse flaque d’eau. Il était difficile de ne par remarquer les coulisses d’eau sur le mur et les traces laissées au fil du temps par cette infiltration d’eau. Pire encore, aucun avertissement de la présence de cette eau pour les passants, pas l’ombre d’un concierge ou d’une mope… Pourtant selon le site du MELS, des fonds ont été attribués à cet effet.

Pour comprendre cette décision d’investir dans les infrastructures, il suffit de lire le rapport du vérificateur 2012-2-13  intitulé «Vérification de l’optimisation des ressources». Ce rapport dresse un portrait accablant quant à  la gestion des infrastructures dans le monde scolaire. Le constat du vérificateur quant au contrôle de  la qualité de l’air  dans les écoles publiques québécoises est inquiètant. Voici, les grands traits du  Rapport du vérificateur général, 2012-2013  .

Le chapitre 2 du rapport, signé par le vérificateur par intérim, Michel Samson, porte sur le réseau de l’éducation. Le MELS et trois commissions scolaires ont fait l’objet d’une évaluation. Dans le rapport, la qualité de l’air est définie par le contrôle des contaminants biologique et chimique, elle est évaluée en observant l’interaction entre divers facteurs: l’enveloppe du bâtiment, la ventilation, l’entretien ménager et les comportements, activités des occupants. Le vérificateur s’est assuré de la présence d’une forme  de contrôle et une mise en place d’un mécanisme de surveillance. Le constat fait par le vérificateur est en effet accablant.

Les commissions scolaires vérifiées maîtrisent peu les différents
facteurs de risque  (enveloppe du bâtiment et entretien,  ventilation, entretien ménager, occupants et leurs activités) liés à la qualité de l’air intérieur.

Selon le rapport, le MELS et les trois commissions scolaires vérifées ont mis en oeuvre la totalité des recommandations du vérificateur. Malheureusement, ces recommandations ne sont pas incluses dans le rapport.

Le rapport indique qu’en 2012, il n’y avait pas de mécanismes de contrôle même au niveau de l’entretien ménager… Pas fort…

Il faut être naïf pour croire que l’on puisse éternellement couper dans l’entretien sans avoir un jour à payer très cher pour cette négligence.  Il me semble qu’il ne faille pas avoir un PHD pour saisir le lien entre entretien des lieux,  la santé des occupants et la performance scolaire.

Fort à parier, les responsables au MELS vont créer un nouveau formulaire à remplir par les bureaucrates scolaires  «Un plan de réussite pour l’entretien des bâtiments» avec des cibles à atteindre…Encore de la paperasse sans inspection…sans mécanisme efficace pour porter plainte…

Encore, hier soir j’observais un plancher d’un gymnase de la même commission scolaire. Le plancher est en piète état. Une réparation rapide permettrait d’éviter que le problème s’agrave et coûte aux contribuables encore plus cher. Ce gymnase est loué à fort prix par une association privée.

Où vont les fonds recueillis par la commissions scolaire?

Qu’est-ce qu’on attend pour agir, une blessure?

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