Le ministère de l’éducation, du loisir et des spores…


Le Syndicat canadien de la fonction publique, publie sur son site un document informatif adressant la question des moisissures sur les lieux de travail. Selon le document destiné aux fonctionnaires canadiens:

«Il existe plus de 100 000 espèces de moisissures dont un million sont assez répandues au Canada».

Parmi ces moisissures plusieurs produisent des spores toxiques pouvant causer des problèmes de santé ou aggraver l’état d’une personne.  Selon le type de moisissure les problèmes peuvent varier :

  • irritation de la gorge, du nez, des yeux, écoulement nasal et larmoiement;
  • cancer du foie et du poumon;
  • vomissements, nausée, sinusites, infections du côlon;
  • pneumopathie d’hypersensibilité.

Les  moisissures les plus toxiques sont les suivantes:

  • Stachybotrys chartarum
  • Aspergillus toxicogène
  • Fusarium
  • Penicillium

Selon le Syndicat canadien de la fonction publique, les causes des dangers sont reliés à  :

  •  l’absence de préposé à l’entretien et l’absence d’un programme d’entretien des systèmes de CVC;
  • la malfonction des systèmes;
  •  un environnement trop humide ou trop chaud;
  •  des problèmes de plomberie, mauvais entretien des toits et des fenêtres;
  • une ventilation inadéquate;
  • fenêtres fixes;
  • modification de l’espace sans ajustement des systèmes;
  • taux d’humidité trop élevé ;
  • «l’absence de procédures d’élimination des moisissures et un manque généralisé de compréhension des problèmes liés aux moisissures».

Afin de protéger ses membres, le syndicat recommande dans le cadre de son plan stratégique une plus grande implication des syndiqués quant à la qualité de l’air à l’intérieur des lieux de travail et une formation des fonctionnaires sur les moisissures et leurs effets. Le plan vise à faire comprendre que les moisissures représentent un danger pour la santé et la sécurité du personnel et que des mesures doivent être prises afin de prévenir et de corriger les problèmes. Ce document date de mai 2011.

Selon toute vraisemblance, les fonctionnaires ont pris la question des moisissures au sérieux en créant une stratégie de lutte contre les moisissures qui comprend un volet éducatif.

Au Québec, il semble que le MELS, suite au rapport du vérificateur général ait agi en implantant une stratégie de lutte contre les moisissures. Toutefois, outre certaines directives, on dénote l’absence d’une formation des élus scolaires quant aux moisissures. Faut-il encore une fois le souligner, en ce qui a trait aux conseillers d’établissement, il n’existe aucune obligation de formation sur quoi que ce soit…

Qui parmi les élus scolaires québécois sait ce qu’est un fusarium et les impacts de la présence de ce dernier sur la santé des élèves? En l’absence d’une formation, comment peut-on  s’assurer que les élus prennent des décisions éclairées par rapport a l’entretien des infrastructures et conséquemment remplissent leur mission d’offrir aux élèves québécois un milieu sain et sécuritaire?

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