L’excellence des résultats en mathématiques au Québec


Ce matin, un article du Journal de Montréal concernant les théories d’un chercheur visant à trouver la clé du succès québécois en mathématiques suscite mon intérêt. La théorie du chercheur John Richards étant que la présence de nombreuses écoles privées (20% des élèves québécois les fréquentent) et la popularité des  centres de la petite enfance, fréquentés par les petits québécois, expliqueraient les différences notables du Québec quant à l’excellence de ses résultats en mathématiques.

Pour ma part, parce que:  j’observe  le terrain ;  j’observe un nombre grandissant d’élèves qui dès le primaire ont besoin d’un PIE (Plan Intervention Éducatif) ; j’ai lu de nombreux rapports sur la réussite finlandaise;  j’ai pris connaissance de l’intention gouvernementale de diversifier les parcours scolaires des élèves, je me permets de formuler une toute autre théorie.

D’abord, il faut savoir qu’en Finlande, il y a une très grande quantité d’élèves qui se dirigent vers le secteur professionnel. Oui, les élèves finlandais réussissent mais plusieurs sont dirigés vers les formations professionnelles. Au Québec, à l’instar de la Finlande, depuis plusieurs années déjà, on offre aux élèves une grande variété de cheminements menant à une diplômation différenciée. Pour faire ce constat, il s’agit de consulter la page du MELS concernant la sanction des études. De nos jours, les élèves pour diverses raisons font le choix d’un parcours professionnel. Déjà à partir de 15 ans, les élèves québécois peuvent opter pour le FPT (Formation Préparatoire au Travail).

Voici, un exemple d’un FPT offer à l’école des sources à Dollard-des- Ormeaux (CSMB). En jetant un regard au point «critères d’admissibilité» on voit que les élèves peuvent s’y inscrire à partir de 15 ans. Or, c’est justement les élèves de cet âge que les élèves sont évalué lors des examens internationaux. Pour cette raison, à mon avis, la question à laquelle le chercheur devrait s’intéresser serait plutôt la suivante: combien d’élèves québécois de 15 ans  ne font pas l’examen PISA? Est-ce que ce pourcentage est comparable à celui des aux autres provinces?

 

 

 

 

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