Financement de voyages en Inde et en Chine: un budget occulte dans les commissions scolaires?


Enfin, des journalistes s’intéressent aux commissions scolaires qui recrutent activement des élèves du secondaire à l’étranger. Catherine Handfield du journal La Presse, écrit à ce sujet aujourd’hui (21 août 2014). Le noeud du problème étant qu’en cette période pré-électorale dans un contexte de coupes dans les budgets, un voyage qui coûtera près de 10 000$ a été organisé par un directeur général et un président d’une commission scolaire sans le consentement des conseillers. La directrice générale de la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier justifie ces frais, en rappelant que chaque élève étranger rapporte près de 14 000$ à la commission scolaire. Selon les responsables, le programme s’auto-finance. Dans le cadre de ce voyage, auquel la Commission scolaire LBPSB prend également part, une firme spécialisée dans le recrutement des élèves étrangers a été contractée. À la Commission scolaire Lester B. Pearson,  le programme international est tellement important qu’on a nommé un directeur chargé des études internationales…

Or, à la Commission scolaire Sir-Wilfrid Laurier certains conseillers croient que les responsables du programme international agissent comme s’ils avaient «carte blanche». D’un côté, la directrice générale, pense qu’elle détient le mandat de développer ce marché lucratif. Les voyages à l’étranger auraient été mentionnés aux commissaires lors des caucus précédant les rencontres publiques du conseil. Or, de l’autre côté, selon les conseillers dissidents,

Ces rencontres ont lieu à huit clos, aucun procès verbal n’est rendu public. «Tout est discuté, sauf la date de départ».

Au bout du compte, selon ces informations, les décisions cruciales qui concernent ces programmes payants qui équivalent à rien de moins qu’une intrusion du privé dans le secteur public sont prises à huit clos. Et ce n’est pas tout. Dans ce dossier, outre le fait que l’on tienne des rencontres à huis clos, la reddition de comptes est loin d’être transparente. Notamment en ce qui a trait au budget. À la Commission scolaire Lester B.Pearson, on retrouve peu d’informations à ce sujet dans le rapport annuel 2012-2013. Hormis un bref passage dans l’introduction, lorsque la présidente de la commission scolaire mentionne que les programmes internationaux fonctionnent bien et que les revenus sont réinvestis dans le budget de fonctionnement de la commission scolaire, on suppose ici  que le budget de ces programmes soit fondu à celui de la commission scolaire. Dans ces conditions, il faut avouer qu’il est difficile de suivre l’évolution de ce dossier.

Pour ma part, puisque ces programmes internationaux semblent être un succès,  je me demande pourquoi les responsables n’accordent pas plus d’importance à la reddition de comptes.  Ceci serait possible en réservant un espace particulier aux programmes internationaux dans le budget annuel. Par ailleurs, les responsables à la commission scolaire ne devraient-ils pas avoir à justifier publiquement leur choix d’imposer le huit clos et l’absence de procès verbal lorsqu’il est question de ces programmes?

 

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