7 pistes pour l’obtention d’un salaire au niveau de la moyenne nationale en enseignement au Québec


Encore une fois, des personnes du grand public, des élus  ou des groupes d’intérêt font des propositions afin d’améliorer l’éducation au Québec ou au pays. La grande majorité des mesures proposées vise à évaluer les enseignants ou à les payer selon leur performance.

À l’instar de ces personnes qui proposent des solutions, je formule ma propre suggestion: je pense qu’ une hausse salariale pour les enseignants serait une des clefs pour améliorer l’éducation au Québec. Si on veut vraiment améliorer la qualité de l’éducation au Québec,  la moindre des choses serait que le personnel enseignant québécois gagne un salaire équivalant à la moyenne nationale.

Voici quelques suggestions qui pourraient à mon avis contribuer à une hausse salariale substantielle:

1. Former un regroupement d’enseignant(es) chargé de réglementer la profession enseignante dans l’intérêt public

Il y a quelques temps l’organisme québécois chargé d’approuver la formation d’un ordre professionnel a rejeté la demande faite au nom du personnel enseignant. Or, un ordre professionnel encadre la profession, entre autres il définit l’échelle salariale. Le rejet de la demande des enseignant(e)s  québécois d’adhérer à un ordre professionnel  est  difficile à comprendre surtout lorsque l’on sait qu’il existe, bel et bien  en Ontario,  un ordre professionnel des enseignant (es).

Fort de ses 193 000 membres, l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario est l’organisme d’autoréglementation qui compte le plus de membres au Canada. Il a été créé en 1996 pour réglementer la profession enseignante dans l’intérêt public.

L’Ordre veille à ce que les enseignantes et enseignants de l’Ontario soient qualifiés et compétents, et que les élèves dont ils ont la responsabilité soient en sécurité. L’Ordre voit à ce que les nouveaux membres soient qualifiés pour enseigner en Ontario et fait l’agrément des programmes de formation à l’enseignement dispensés dans les universités ontariennes. Il prévoit le perfectionnement professionnel de ses membres, et veille à la qualité et à l’accessibilité des activités de formation partout en Ontario, en français comme en anglais. En outre, il fait enquête sur les plaintes de faute professionnelle, d’incompétence ou d’inaptitude.

 

Malgré ce refus d’accepter les enseignant (e)s dans un ordre professionnel au Québec,  il existe peut-être des alternatives qui mériteraient d’être explorées. Notamment les plombiers du Québec, sont regroupés au sein d’ une corporation.

Pourquoi une Corporation?

Pour être plus forts à plusieurs titres!

Il y a plus de 60 ans, des entrepreneurs en plomberie et chauffage de tous les coins du Québec ont senti le besoin de s’unir et de se regrouper au sein d’une même corporation.

Ils désiraient notamment :

  • se faire véritablement reconnaître à titre de professionnels de l’industrie de la construction,
  • mieux encadrer la pratique de leur métier, entre autres par la vérification des compétences et par le respect de règles de conduite,
  • se doter d’une structure pour bénéficier de services,
  • avoir un forum pour discuter des questions les intéressant,
  • parler d’une même voix et être bien représentés, et
  • profiter de la force du groupe.

C’est donc grâce à la vision et à la volonté de ces pionniers que votre Corporation a été créée par l’adoption d’une loi particulière en 1949, la Loi sur les maîtres mécaniciens en tuyauterie. C’est désormais à vous de prendre le relais car les besoins et objectifs identifiés à l’époque pour la création de la Corporation demeurent toujours d’actualité.

Peu d’entrepreneurs de construction peuvent se vanter de faire partie d’une corporation avec un tel statut, comparable à un ordre professionnel, et bénéficier de l’encadrement d’une loi particulière. En vous accordant un statut privilégié, le législateur est venu reconnaître l’importance de votre travail, particulièrement en fonction de son niveau de risque pour la propriété, la sécurité et la santé du public. Cela vous assure une protection et une reconnaissance hors du commun, en plus d’être un gage de sécurité pour la société.

Gardez donc toujours à l’esprit que la CMMTQ existe grâce à vous et est là pour vous. Vous êtes un des 2400 maillons de la chaîne des spécialistes en mécanique du bâtiment au Québec. Vous pouvez en être fiers. Profitez de la force du groupe!

Un fait important à noter, il semble que le regroupement des plombiers au sein de la même corporation ait été avantageux : l’échelle salariale des plombiers québécois se rapproche de celle des enseignants québécois, si on ne tient pas compte de leurs heures supplémentaires (lorsqu’on le fait, certains plombiers gagnent bien plus que les enseignants).

2. Inviter tous les enseignant (e)s, peu importe où ils oeuvrent et dans quelle langue,  à se joindre au groupe

Afin de réglementer la profession au sens large, il faudrait revoir ce qu’on entend par le terme «enseigner».   Le petit Robert offre diverses définition du terme enseigner, dont celle-ci:

Apprendre à quelqu’un par une sorte de  leçon ou par l’exemple

Comme la force vient du nombre, en élargissant la portée du concept au-delà des portes des institutions scolaires publiques et des barrières linguistiques, l’organisme représentant  les professionnels de l’enseignement serait plus fort. Aussi,  la population serait protégée, à l’intérieur des institutions scolaires et hors de la sphère scolaire, contre tous ces individus qui proposent leurs services en tant que formateur de tout acabit.

3. Joindre un syndicat puissant apolitique

Selon toute vraisemblance, les syndicats de l’enseignement au Québec, actuels et passés, n’ont pas été en mesure d’obtenir des conditions comparables au reste du Canada. Jusqu’à quel point sont-ils responsables de la situation? Si cela est le cas,  pourquoi ne pas examiner les alternatives?

4. Participer de manière équitable à la gestion du fonds de retraite

Suivre l’exemple de l’Ontario, la Fédération des enseignants est partenaire  du gouvernement provincial dans la gestion du fonds de pension des employés.

5. Demander un salaire équivalant à la moyenne nationale pour tous les échelons

La situation actuelle est carrément inacceptable : tous les échelons salariaux, sauf le dernier,  sont au-dessous de la moyenne nationale. Au minimum, tous les enseignants devraient obtenir un salaire correspondant à la moyenne nationale, rien de moins.

6. Former un observatoire sur la situation des regroupements des enseignant (es)  dans le monde

Identifier les chercheurs qui suivent l’évolution des formes associatives en enseignement; collaborer avec eux afin de subventionner un programme de recherche efficace.

7. Développer des stratégies de communication

Former un groupe chargé de promouvoir  l’organisme professionnel des enseignant(e)s; de suivre l’actualité et de réagir aux propos erronés ou diffamatoires véhiculés dans les médias ou ailleurs.

 

 

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