Le régime de retraite des députés québécois est plus élevé que celui des députés de l’Ontario


Alors que la très grande majorité des personnes qui oeuvre dans le secteur public est payée sous la moyenne nationale; que l’on s’apprête à couper dans les «petites retraites» de certains employés, les députés québécois eux, se sont voté, au fil du temps, des «retraites dorés». Notamment, selon la journaliste Elisa BabaÏ (2011).

[…] si l’on compare le régime de retraite des députés québécois à ceux de leurs voisins ontariens, celui des membres de l’Assemblée nationale est de loin le plus généreux

Le régime de retraite des députés ontarien est à cotisation déterminée alors que celui de l’Assemblée nationale est à prestation déterminée. La principale différence entre les deux régimes est que celui à prestation déterminée offre un revenu de retraite garanti alors que dans celui à cotisation déterminée, le revenu dépend des contributions versées dt des rendements obtenus par la caisse de retraite.

 

Toujours selon Babaï, les contribuables paient beaucoup pour cette retraite, soit 12,50$ pour chaque 3,50$  déboursé par le député dans sa caisse de retraite.

Les députés bénéficient également: de  la possibilité de prendre leur retraite à 60 ans  ( il peut toucher de sa rente avant) ; après 25 ans de service un député peut toucher 100% de son salaire; lorsqu’il quitte la politique un député bénéficie d’une prime de départ. Notamment,  Jean-Marc Fournier a touché près de 146 000$ lorsqu’il a quitté en 2008 ( la journaliste ne mentionne pas si ce dernier a remboursé cette prime lors de son retour).

Un second article aborde la question des «parachutes dorés» octroyés aux administrateurs oeuvrant dans le monde universitaire, un domaine public. Le journaliste Sébastien Ménard (2011) explique comment l’ex-secréataire générale de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) a touché près de 288 000$ en prime de départ en 2009. Un ex-directeur de bibliothèque a touché 222 000$ en 2009-2010. Ces avantages sont prévus au «Protocole des cadres supérieurs» ou au «règlement interne». Selon la directrice générale de la Ligue des contribuables, ce type d’avantage social n’existe pas dans le secteur privé…

Quand les gens démissionnent de plein gré, ils ne devraient pas avoir de compensation, dit-elle. Mais l’exemple vient d’en haut, lance Claire Joly. Quand les députés démissionnent volontairement, ils ont droit à une prime de départ.

 

Selon les règlements des universités, certains hauts fonctionnaires ont le droit à une année de salaire, lorsqu’ils prennent leur retraite. En 2009-2010, les sommes perçues ont varié entre 153 821$ à 330 000$.

 

Si j’avais à couper, en tant qu’élue, il  semble que je commencerais par regarder mes propres conditions et j’apporterais des modifications dans le sens voulu. D’une part, au point de vue éthique l’exemple venant «d’en haut», cela motiverait les troupes «en-bas» à suivre. D’autre part, des sommes considérables seraient épargnées. Il est difficile de ne pas avoir un sentiment de révolte, lorsque l’on pense au salaire du personnel enseignant et aux coupes infligeant le secteur de l’éducation. D’ailleurs, il semble qu’il existe un conflit d’intérêt lorsque les décideurs décident de leur salaire. Pour éviter cela, il serait temps de revoir le processus décisionnel ayant conduit à ce décalage entre les décideurs du secteur public et les autres. Voici quelques options:

  • Orienter les règles selon le principe  de parité en comparant le salaire, la retraite et les bénéfices à la moyenne nationale. Si les députés et les hauts fonctionnaires sont au-dessus de la moyenne canadienne et bien tout le monde devrait l’être.
  • Étant donné que les élus et les hauts-dirigeants sont en conflit d’intérêt, lorsqu’il s’agit de déterminer leurs bénéfices et salaires, pourquoi ne pas faire entériner le tout par la population, par voie référendaire?
  • Payer les députés et les hauts dirigeants selon leur performance : quand le Québec ne va pas et bien les salaires et bénéfices diminuent.
  • Évaluer les députés et les hauts dirigeants. Il est évident que quelque chose ne va pas lorsque les déficits s’accumulent et que les bénéfices des décideurs augmentent. Tant qu’à y être, trouvons un test international genre  PISA, on pourra ainsi comparer le Québec au reste du monde.
  • Établir un palmarès des meilleures administrations de circonscriptions  en collaborant avec l’Institut Fraser.
  • Implanter des contrats de performance avec des cibles à atteindre ( ex: diminuer le taux de chômage à 5%, d’ici 2020).
  • Réduire le nombre de députés de moitié.

 

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