Le manque d’élèves à la Commission scolaire Lester B. Pearson: un virage distordu vers le tiers monde?


Joel Ceausu, du journal le Suburban (Third world cash, turf wars and territories, p.16), fait état de certains problèmes reliés à la gestion des écoles internationales. Alors que les écoles francophones débordent, on manque d’élèves dans les commissions scolaires anglophones. C’est pourquoi ces dernières se sont tournées vers l’étranger, recrutant des élèves pour leurs écoles internationales qui ne sont pas soumises à la loi 101. De plus, comme ces élèves payent, les écoles rapportent beaucoup, aux dires des responsables. Récemment, la Commission scolaire Lester B. Pearson (CSLBP) a annoncé son intention d’ouvrir en collaboration avec la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier, une école professionnelle pour la formation des élèves étrangers en soins infirmiers et pharmaceutique. Rappelons, que la CSLBP a ouvert d’autres écoles internationales sur son territoire et à Montréal. Bien que la Loi sur l’instruction publique (LIP) permette la négociation d’ententes entre les commissions scolaires,  il semble que la CSLBP n’a pas conclu de partenariat avant d’ouvrir son école internationale à Montréal.  Les responsables de la Commission scolaire English-Montreal, déplorent la situation et le fait qu’ils n’aient pas été consultés.

Dans l’article de Ceausu, on apprend qu’en raison des coupes successives et des problèmes reliés à une baisse démographique,  les commissions scolaires anglophones sont tentées par le recrutement d’élèves étrangers. La résultante étant qu’elles rivalisent  pour attirer les mêmes élèves.  Par ailleurs, l’arrivée de ces écoles «nouveau-genre» ne se fait pas toujours sans problèmes. Outre ces disputes territoriales,   Ceausu souligne que la présidente de la CSLBP, Suanne Stein Day, est dans le pétrin en ayant accepté de voyager aux frais de Edu Edge, une entreprise privée, lors de ses voyages à l’étranger, ce qui est contraire au code d’éthique à la commission scolaire.

En cette période de coupes budgétaires, alors que l’on manque d’espaces dans le secteur francophone, à mon avis la situation actuelle est un non-sens. Du côté francophone,  la Commission scolaire de Montréal peine à accueillir tous ses élèves issus de l’immigration. On doit même construire des écoles. Il me semble que l’on pourrait revoir la situation?

Pourquoi ne pas permettre aux écoles anglophones d’accueillir des élèves issus de l’immigration en imposant des quotas? Les écoles anglophones d’aujourd’hui offrent déjà des cours enrichis de français. On  pourrait tout simplement leur demander de rehausser la qualité du français enseigné, afin de se rapprocher de la langue maternelle française.

Qui sait, peut-être qu’avec l’argent épargné, on pourrait en profiter pour mieux payer le personnel enseignant québécois en rattrapant  la moyenne nationale comme on vient de la faire pour les médecins?

 

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