Chambardements à venir: les écoles anglophones manquent d’élèves


Décidément, rien ne va plus, dans le monde scolaire anglophone. Jadis, ces écoles fonctionnaient à pleine capacité, mais de nos jours. il manque d’élèves. C’est pourquoi, la compétition est féroce entre  les écoles. Toutes rivalisent pour le même bassin de recrutement et elles sont prêtes à modifier leur manière de faire afin d’assurer leur survie. Dans certains cas, des institutions scolaires établies de longue date sont menacées. C’est le cas dans les secteurs privé et public.

Du côté des écoles privées, on peut voir des signes de chambardements. En effet,  faute d’élèves, déjà l’an dernier l’Académie Queen of Angels fermait ses portes. Elle sera convertie, un peu plus tard, en école primaire francophone jumelée à l’école secondaire Ste-Anne. Cette année, c’est l’école Villa Maria qui songe à modifier sa mission en  accueillant des garçons. La situation est telle que, selon un article du journal le Devoir, plusieurs écoles privées anglophones pensent laisser tomber la subvention gouvernementale qu’elle reçoivent. Ceci leur permettrait de contourner la loi 101 et  d’ouvrir leurs portes à des élèves francophones et immigrants.

Ce n’est guère mieux du côté public. La Commission scolaire Lester B.Pearson révélait plus tôt cette année des statistiques effrayantes (p.9; p.11). Les écoles primaires fonctionnent à 76% de leur capacité. Sur un total de 38 écoles, 9 fonctionnent à moins de 60% de leur capacité. Du côté secondaire, ce n’est guère mieux. Les écoles secondaires fonctionnent à 63% de leur capacité. Sur un total de 13 écoles, 7 sont à moins de 60%.  Heureusement, le secteur professionnel attire un grand nombre d’élèves et selon les dires de la présidente ce secteur fonctionne à pleine capacité.

Afin de pallier aux problèmes reliés à cette baisse d’effectifs, la CSLBP lance une grande  consultation : Major School Change. Lors de cette démarche, elle consultera les employés de la commission scolaire et les parents. Elle invite la population à soumettre des mémoires quant aux façons de s’attaquer au problème. Tout est sur la table: fermetures, fusions, nouveaux programmes.

Le plus triste dans toute cette histoire, c’est que ces écoles publiques sont de bonnes écoles, les élèves réussissent en grand nombre. Ces écoles sont en très bon état. Notamment, plusieurs des écoles sont situées près de terrains et d’installations sportives qu’elles partagent avec les municipalités. Les élèves peuvent utiliser ces installations. Pour ma part, parce que ce sont de bonnes écoles, en cette période austère, je pense qu’il serait temps de songer à laisser des élèves non admissibles qui fréquentent des écoles surpeuplées ou en piète état, d’accéder au secteur anglophone. Quand une école anglophone est située à proximité, pourquoi pas? Il faudrait sûrement fixer des conditions mais plutôt que de fermer des écoles d’un côté et d’en construire d’autres de l’autre, il me semble qu’il y aurait des économies à réaliser en collaborant. Non?  Qui sait, en tenant compte du contexte actuel,  peut-être qu’il serait temps de revisiter la loi 101?

 

 

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