Le «Panel»: les parents anglophones se démarquent et présentent leur vision au ministre de l’Éducation


 

Un article trouvé dans la Gazette de Montréal permet de suivre l’évolution des travaux du «Panel» chargé de rédiger un rapport concernant les alternatives pouvant remplacer les élections scolaires au Québec. Plus précisément, c’est le faible taux de participation au suffrage universel lors des élections scolaires qui est remis en question. Suite à l’appel du ministre de l’Éducation,  ce groupe, composé de représentants de la communauté anglophone et de parents, a été formé grâce à une initiative de QESBA(Quebec English School Board Association). Le groupe est chargé de préparer un rapport contenant des suggestions destinées au ministre. Selon toute vraisemblance, le groupe est submergé par le flot de mémoires et de documents remis par des participants à travers le pays. Selon la liste dressée par le  journal, les participants sont: des experts constitutionnels, des représentants des commissions scolaires, le Conseil sur l’éducation en langue anglaise, des retraités des commissions scolaires, les personnes chargées d’organiser les élections scolaires, des représentants de groupes communautaires, des individus.

Devant cette forte tendance des membres de la communauté à s’inviter dans le débat, il n’est guère étonnant d’apprendre  que les représentants du EPCA (English Parents Committee Association) ont présenté leur propre vision de la chose au ministre Blais. À leur avis, les nouveaux conseils devraient être composés d’une majorité de parents. L’association fera part de sa position publiquement au mois d’août.

Et voilà, nous sommes devant un bel exemple du fonctionnement de la démocratie scolaire en milieu anglophone. Il existe de nombreuses tensions entre les parents et les membres de la communauté. La structure actuellement en place contribue à cette division malsaine. Les 2-3 parents commissaires n’ont même pas le droit de vote.  Pour  mettre fin à cette tension,  il me semble que l’association des parents a raison,  la présence d’un nombre appréciable de parents votant au conseil des commissaires permettrait d’opérer un virage: les commissaires seraient directement redevables aux parents. Au bout du compte, au point de vue structurel cela permettrait peut-être de finalement actualiser cet idéal qui date de 1948 voulant que le parent ait le droit de choisir le type d’éducation qu’il désire pour ses enfants. Non?

 

 

 

 

 

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