Écoles québécoises: une gouvernance tous azimuts?


Aujourd’hui, un journaliste du Devoir, met en relief, le problème de gouvernance dans le système scolaire québécois: les droits politiques des parents ne sont pas respectés. Trop fortement encadrés par les personnel de l’école,la direction, voire la commission scolaire, les parents en ont marre. En effet, la situation est telle qu’un groupe de parents impliqués a organisé un mouvement de protestation contre les coupes en éducations, Je protège mon école publique (JPMEP). Le ou la  responsable de l’organisme est Pascale Grignon. Une page Facebook a été crée afin d’offrir aux parents et professionnels oeuvrant dans les écoles, un point de rassemblement. Voici comment le groupe se décrit:

Si nous, parents et professionnels du milieu de l’éducation, ne défendons pas le financement adéquat de l’éducation publique, qui le fera?

Nous sommes résolus à exiger haut et fort :

1) le financement adéquat et stable du réseau d’éducation publique primaire et secondaire du Québec;

2) une solution rapide et durable à la surpopulation dans les écoles;

3) un accès aux services de professionnels pour nos enfants et leurs professeurs.

L’école québécoise doit être un milieu de vie et d’apprentissage convenable pour nos enfants et permettre à chacun d’entre eux d’atteindre son plein potentiel afin qu’il contribue à la société de demain. La prospérité future du Québec en dépend!

S’en va-t-on vers une éducation à deux vitesses? Nous disons NON !!!

Soyez avec nous, rejoignez le mouvement!

À PROPOS de JE PROTÈGE MON ÉCOLE PUBLIQUE :

Notre regroupement est une initiative de parents d’élèves et du CÉ de l’école Jean-de-Brébeuf à Montréal. Nous créons des plateformes de communication en ligne pour les parents mobilisés du plus grand nombre d’écoles possible au Québec et mettons en œuvre des actions, comme les chaînes humaines devant les écoles, afin de dénoncer les compressions dans le réseau de l’éducation primaire et secondaire et ses conséquences désastreuses sur la qualité de vie de nos enfants. Le regroupement est appuyé par le Comité de parents de la CSDM et travaille en collaboration avec le grand mouvement de mobilisation en marche au Québec.

L’arrivée de ce regroupement est, à mon avis, symptomatique du dysfonctionnement de la gouvernance scolaire au Québec. Notamment, ce mouvement a outrepassé la structure en place:  les comités de parents et la Fédération des comités de parents. On a carrément crée une nouvelle entité composée des parents et des professionnels touchés par les coupes. Plutôt que de se limiter à l’encadrement prévu par la loi, se servant des avancées technologiques les parents et professionnels du milieu réclament de meilleurs services. Grâce à leurs efforts, ils ont mobilisé, semble-t-il,  près de 20 000 personnes.

La création de ce mouvement me laisse perplexe.

D’une part, je me réjouis de la participation des parents, organisés à grande échelle, conscients de leur pouvoir. Également, il faut noter que les parents initiateurs du projet qui proviennent des conseils d’établissement, d’organisation de participation parentale et comités de parents agissent hors de la sphère des pouvoirs et de leurs fonctions, en prenant une position critique par rapport au budget.

D’autre part,  étant donné que ces parents sont associés à des professionnels du milieu de l’éducation, je me demande s’ils ont en main toutes les informations nécessaires à la prise de décisions critiques. Dans toute cette histoire de coupes budgétaires, les commissions scolaires n’ont pas toujours coupé là où elles le devraient. Plusieurs professionnels de l’éducation, surtout les spécialistes, sont des joueurs intéressés, il en va de leurs postes. À mon avis, il y a une sacrée différence entre une initiative de parents et une initiative des professionnels du milieu qui guident les parents.

Alors qu’est-ce qui se passe au juste? Assiste-t-on finalement au grand réveil des parents québécois autonomes, conscients et informés ou bien encore une fois se sert-on de ces derniers, à leur insu,  sachant qu’ils sont porteurs de droits? Encore, s’agit-il d’une réaction viscérale prématurée de la part de parents qui défendent leurs propres intérêts? Espérons que non. Les parents méritent plus que d’être un simple maîllon dans une chaîne tenue par d’autres.

Une chose est sûre, il est temps pour le ministre de l’Éducation de présenter son projet concernant le remodèlage de la gouvernance scolaire.

 

 

 

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