L’exercice physique: clé de la réussite chez les garçons?


Les élèves, en particulier, les garçons ont besoin de bouger. Malheureusement au Québec, l’activité physique dans les écoles pendant les heures de classe est restreinte. Après les heures de classe, il semble que cela dépende de l’école, du bon vouloir des enseignants, des parents ou des volontaires. Les élèves qui pratiquent le sport dans les écoles québécoises sont souvent sélectionnés selon leurs capacités physiques et  doivent défrayer des coûts. Il ne semble pas y avoir de programmes scolaires destinés spécifiquement à la question de la pratique des sports à l’école pour les jeunes handicapés. Bref, outre les cours d’éducation physique, en l’absence d’un cadre législatif concernant les activités extra scolaires, l’offre varie et  certains élèves surtout les moins doués et les moins bien nantis ont un accès limité à l’exercice physique.

En Europe, selon une étude (2013), la pratique de l’activité physique et l’offre d’activités sportives pour les jeunes varient d’un pays à l’autre.

Or, en 2012 une chercheure suèdoise ( voir ici) s’est intéressée à la question de l’impact de la pratique d’activités physiques accrues à l’école sur le rendement scolaire. De manière plus précise, elle a suivi des élèves bénéficiant d’une augmentation des heures d’activités physiques pendant les heures d’école comparativement à un second groupe. Selon la Québécoise Karine Guay intéressée à la question:

Davantage de périodes d’éducation physique à l’école permettrait d’améliorer non seulement les habiletés motrices, mais aussi la capacité d’apprentissage des élèves. C’est ce qu’a montré la professeure adjointe Ingegerd Ericsson de l’Université de Malmö lors d’une étude réalisée sur une période de neuf ans auprès de deux cents élèves fréquentant des écoles du sud de la Suède.

Ericsson a formé deux groupes pour les besoins de cette recherche longitudinale qui s’est déroulée sur une période de 9 ans. Le groupe expérimental bénéficiait d’activités physiques et motrices 5 fois par semaine comparativement au groupe régulier qui suivait le programme national. Le groupe expérimental a atteint les objectifs du programme de 9 e année à 95% tandis que le groupe expérimental a réussi à 89%. Chez les garçons ces résultats se chiffraient à 96% pour le groupe expérimental, comparativement à 83% pour le groupe régulier.

Un second billet, indique qu’une augmentation du nombre d’heures consacrées à l’exercice physique, soit 2 heures de plus par semaine a un impact sur la performance des élèves.

2 heures supplémentaires d’activité physique par semaine suffisent à améliorer les résultats scolaires, démontrent ces scientifiques du Centre for Brain Repair and Rehabilitation de l’Université de Göteborg, qui ont testé l’hypothèse sur 408 enfants âgés de 12 ans, en collaboration avec un club de sport local. Cela revenait à doubler le nombre d’heures d’activité physique (EPS) prévues au programme scolaire. Les chercheurs ont évalué les effets de cette activité physique supplémentaire en regardant et en évaluant les résultats scolaires des enfants, en regard des objectifs d’apprentissage nationaux, durant les 4 années précédant cette expérience, puis durant 5 ans après sa mise en œuvre. Enfin, les résultats scolaires des enfants participant à ce programme ont été comparés à ceux d’enfants d’autres écoles. – See more at: http://blog.santelog.com/2014/10/15/education-physique-2-heures-de-plus-pour-ameliorer-la-performance-scolaire-journal-of-school-health/#sthash.mEJ6JUhG.dpuf

Bref, peu importe le cadre que ce soit à l’école ou dans un club, l’augmentation de l’activité physique et le développement moteur ont un impact positif sur le rendement scolaire.
Sachant ceci, il serait peut-être le temps de formuler une politique éducative nationale universelle à ce sujet?   Cette politique devrait tenir compte de tous les élèves en portant une attention particulière aux élèves les moins doués physiquement et les plus pauvres.  Pour l’instant, si la tendance se maintient, nous continuerons à assister à  la prolifération de l’offre d’activités physiques payantes après les heures de classe et à l’introduction des programmes payants visant le développement de l’élite sportive. Or, ces programmes, bien qu’ils soient extracurriculaires, sont discriminatoires: on laisse de côté ceux qui en ont les plus grands besoins.  À cet égard,  l’école québécoise pourrait faire beaucoup mieux. Une  solution, serait d’augmenter le nombre d’heures consacrées à la pratique de l’activité physique en classe, ce dès le primaire. 

 

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