L’ombudsman et l’ ordre profesionnel en enseignement: si les parents les exigeaient?


 

Les recommandations d’un rapport de recherche canadien de 2014 «La participation des parents aux processus d’amélioration des écoles» vont ainsi:

7. Il faut qu’ils consacrent le temps dont il dispose pour l’éducation des enfants (les leurs et ceux d’autrui) à aider directement ces derniers à maîtriser les matières du programme d’études.

 8. S’ils sont convaincus qu’il faut apporter des changements à l’école, ils doivent faire des démarches auprès des instances de l’école et du district, en collaboration avec d’autres parents ayant des vues similaires, pour demander, voire exiger ces changements.

Malheureusement, jusqu’à présent, le rôle des parents à l’école a plutôt été encadré, souvent limité à un regard sur sa situation, plus précisément celle de son enfant. Certains parents, souvent les mêmes participent selon la ligne tracée par les responsables de l’école, ils collaborent. Ces parents sont souvent plus éduqués, mieux nantis que d’autres parents, peu représentatifs des parents de l’école. Malgré ceci, il est rare que l’école consulte l’ensemble des parents. De surcroît, alors que les écoles québécoises ont entamé un virage vers la reddition de comptes, gobeuse de temps,  la recherche indique qu’en ce qui concerne l’amélioration des résultats, la participation des parents à l’école, hormis quelques exceptions, a peu d’impact sur l’amélioration de l’école.

Or, dans certaines circonstances, il arrive que  le parent réagisse à ce qu’il vit, selon les difficultés qu’il rencontre à l’école. Notamment récemment, on a vu naître un Institut pour les enfants en difficultés. Cet institut a été crée par des parents. Il semble que le regroupement des parents qui visent des changements soit une solution pour changer les choses. D’ailleurs, c’est ce qui est recommandé dans l’étude énumérée ci-dessus.C’est aussi ce que propose C.Brabant, chercheure à l’Université de Montréal, pour les parents qui font l’enseignement à domicile et ceux qui désirent démarrer une école à projet particulier. Les fameux PTA, parent-teacher associations,  utilisent également cette stratégie en organisant  les parents et en formulant des revendications en leur nom. Toutes ces démarches, ont sans l’ombre d’un doute des effets et certains parents voient leur situation respective s’améliorer grandement. On ne peut que se réjouir pour ces derniers.


À la lumière de tout ceci, je me demande ce qu’il arriverait si on réussissait à rassembler tous les parents du Québec afin d’exiger des changements visant à améliorer le système scolaire québécois?

Des changements, à mon avis, s’imposent si on désire réellement améliorer le système éducatif québécois dans son ensemble: un protecteur de l’élève indépendant avec un pouvoir d’action ; un ordre ou une association professionnelle des enseignants.

Tiens tant qu’à y être, pourquoi ne pas implanter un Institut parental pour l’amélioration de l’éducation au Québec ou encore former une Association des parents pour l’amélioration des écoles au Québec?

Avant d’agir, voyons d’abord, ce que nous réserve le ministre de l’Éducation…

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