Éducation au Québec: où va l’argent?


Luc Papineau, enseignant, émet une opinion dans la Presse. Il souligne que c’est le manque de motivation et l’absentéisme qui sont les facteurs du décrochage au Québec. Surtout ce sont 60% des élèves en adaptation scolaire qui décrochent, même sans avoir redoublés…Oui, ceux qui ne comprennent pas. Afin d’illustrer son propos, il relate une cause portée en justice opposant des parents, le MELS et les commissions scolaires. Les parents revendiquaient des services adéquats pour leur enfant alors que selon  le MELS, lorsqu’il s’agit d’offrir des services il faut considérer différents facteurs tels les ressources humaines, financières et matérielles. Les commissions scolaires ont expliqué qu’il est impossible de dépister la dyslexie à la maternelle, faute de tests scientifiques, le diagnostic ne peut se faire qu’après deux ans d’entraînement à la lecture. Le juge à émis un jugement en faveur du MELS et des commissions scolaires affirmant que la question des services offerts ne doit pas relever d’un tribunal mais du milieu politique.

Pour Luc Papineau, cette décision est en fait, un appui au statu quo:

Ce qui revient à dire que certains commissaires vont pouvoir continuer à jouer au golf et à boire du vin à nos frais, que certaines directions d’école et certains administrateurs pourront toujours se réunir à Bromont, que les dédoublements administratifs ne seront pas remis en question. Bref, on va continuer à manquer de fric pour effectuer un travail convenable dans nos écoles et auprès des jeunes, mais personne au niveau politique ne semble comprendre qu’il faut revoir nos façons de faire et de gérer.

On ne manque pas d’argent en éducation au Québec: on le dépense mal. Voilà la vérité. Et il y a des gens en place qui ne veulent pas soulever cette question par peur de perdre leurs privilèges ou par crainte du changement.

Ah oui! En Finlande, LE pays modèle, il n’y a pas de commission scolaire et la structure bureaucratique n’a rien à voir avec celle, obèse et inefficace, du Québec. C’est à se demander qui manque de motivation: nos jeunes ou certains de ceux qui gèrent l’appareil éducatif québécois?

L.Papineau a raison, la Scandinavie semble mieux se débrouiller que le Québec. Pour à peu près les mêmes coûts, tenant compte du PIB et les investissements en éducation, la Suède offre le dîner et le matériel scolaire gratuitement à tous ses élèves,  l’Université est gratuite… toutefois, les ministres n’ont pas de limousines, ils utilisent le transport en commun. De sucroît , le golf et les conférences sur le sourire ne sont pas encore très populaires là-bas.

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