Commissions scolaires: les élu(e)s et le stress pré-traumatique…


Josée Bouchard. présidente de la Fédération des commissions scolaires francophones du Québec (FCSQ) commence à démontrer des signes d’anxiété normalement relié à une éventuelle perte d’emploi. de fonction d’élue.  En effet, selon une biographie elle agit en milieu scolaire depuis les années 1990. Elle a emprunté le trajet typique pour un élu(e) scolaire: parent, présidente d’un conseil d’établissement, commissaire, présidente d’une commission scolaire, membre de l’ exécutif de la FCSQ et finalement présidente. C’est difficile de quitter après tout ce temps investi. Notamment, selon le Devoir elle aurait fortement insisté auprès de plusieurs groupes afin que ces derniers prennent position en faveur des élus scolaires.

Dans une lettre adressée au ministre François Blais, quatre signataires lui font part des pressions exercées par la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ). Josée Bouchard a laissé entendre que les associations qui n’auraient pas défendu les élus scolaires « devraient faire preuve de résilience ».

 Elle a tenu ce « discours menaçant » lors d’un colloque de l’Association des directions générales des commissions scolaires, lit-on dans cette lettre dont Le Devoir a obtenu copie. Cette intervention fut la « goutte qui a fait déborder le vase » pour Corinne Payne, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) et signataire.

Du côté anglophone, la stratégie est différente. On a fait le choix d’emprunter le chemin démocratique et de mobiliser la population. Après avoir tenté de dissuader le ministre de l’Éducation, en proposant un rapport demandant un statut particulier pour le système scolaire anglophone, les représentants de l’Association des commissions scolaires anglophones, contestent  à présent la décision du ministre Blais d’interdire la tenue d’une élection scolaire partielle afin de combler un poste de commissaire à la CSEM. Les responsables tentent de mobiliser la population. Cela ne semble guère fonctionner. En effet, un sondage tenu récemment par Global indique que près de 70% des la population est contre l’idée de tenir une élection partielle. D’ailleurs, cette soudaine défense du droit de tenir une élection partielle, fait sourciller les habitués de la politique scolaire, puisque  pendant des années les conseils des commissaires ont eux-mêmes nommé des commissaires plutôt que de recourir à des élections partielles. Notamment, il y a deux ans, plutôt que d’organiser une élection partielle, le Conseil des commissaires de la Commission scolaire Lester B. Pearson a nommé deux personnes pour remplacer des commissaires prenant leur retraite. Ce n’était pas la première fois que la commission scolaire procédait de la sorte. Voici un extrait du journal le Suburban:

More commissioners appointed Stein-Day did entertain a pair of questions submitted via Internet, asking why the council had not cast its net more widely before appointing unelected commissioners to fill two vacancies left after commissioners Rosemary Murphy (Ward 7) and Sue Williams (Ward 12) retired at the beginning of November. “We didn’t feel the need to bring in outside members of the public,” Stein-Day replied in justifying naming Nan Beaton an Domenic Pavone, who had hitherto served as parent representatives to the LBPSB council. “We were very satisfied with what these [non-voting] commissioners had done.”

ma traduction: Encore plus de commissaires nommés, Suanne Stein-Day a répondu à une question soumise via Internet concernant le fait que le conseil n’ait pas invité les candidats à soumettre leurs candidatures avant de nommer des commissaires pour remplacer Rosemary Murphy et Sue Williams qui ont pris leur retraite au début de novembre. «Nous n’avons pas ressenti le besoin de recourir à des personnes à l’externe», fut la réponse de Suanne Stein-Day, pour justifier le choix de nominer  Nan Beaton et Domenic Pavone, siégeant déjà à titre de commissaires-parents au conseil de la commission scolaire. «Nous sommes très satisfaits du travail que ces commissaires ont fait.»

Bref, la pression monte dans l’ensemble du système scolaire québécois toutefois les réactions diffèrent. Du côté francophone, on semble délaisser la démocratie tandis que du côté anglophone on semble la découvrir…Une chose est certaine, tous ces élu(e)s scolaires sont devenus in extermis un peu plus politiciens et un peu moins administrateurs.

En terminant, puisqu’il est question d’un virage  démocratique en milieu scolaire anglophone, en ce deuxième anniversaire du baîllon imposé à Chris Eustace par la Commission Scolaire Lester B.Pearson, le temps serait peut-être propice pour lui redonner son droit de parole?

Pour en apprendre un peu plus à propos du stress pré-traumatique ou l’état d’anxiété généralisé, voir le lien ici.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s