L’article 240 de la LIP: une option pour éviter le transport des élèves à l’extérieur de leur quartier


L’article 240 de la Loi sur l’instruction publique, permet aux parents, du moins ceux qui ont la capacité de s’organiser, d’établir une école offrant un projet particulier:

Exceptionnellement, à la demande d’un groupe de parents et après consultation du comité de parents, la commission scolaire peut, avec l’approbation du ministre, aux conditions et pour la période qu’il détermine, établir une école aux fins d’un projet particulier autre qu’un projet de nature religieuse.

La commission scolaire peut déterminer les critères d’inscription des élèves dans cette école.

Des parents motivés, un peu partout à travers la province du Québec, ont réussi non seulement à convaincre la commission scolaire du bien-fondé de leur demande mais encore ont eux-mêmes trouvé des locaux pour leur école. Cela a été le cas, notamment, pour l’école de la Roselière à Chambly. Les parents ont même acheté le bâtiment et l’ont transformé par la suite. Bref, c’est possible pour un groupe de parents convaincus de faire les choses différemment.

Pour quelles raisons, les parents anglophones, qui désirent conserver leur école de quartier, n’ont-ils pas encore envisagé cette possibilité?  Il y a tout même un nombre considérable d’élèves à  relocaliser, du moins assez pour motiver une demande par les parents d’un projet spécial. Il doit bien y avoir des bâtiments de taille raisonnable à Dorval, Lachine et Vaudreuil?

C’est pas normal que les écoles de la commission scolaire soient à moitié-pleines. C’est trop coûteux. Déjà on a trop attendu. Une  l’école qui fonctionne à 37% de sa capacité, c’est pas économique. Même à 60% c’est pas idéal.  Toute la commission scolaire est pénalisée.  La capacité des écoles actuelles n’est plus adaptée aux besoins de la communauté.  À long terme, si rien ne change, les écoles de quartier feront place à une école régionale.

Or, en ce qui a trait à la demande des parents pour l’implantation d’une école aux fins d’un projet particulier bilingue, les demandeurs détiennent un avantage : si la commission scolaire anglophone refuse la demande des parents, peut-être que la commission scolaire francophone, elle l’acceptera?

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