Encore des fermetures d’écoles en milieu anglophone: tout le monde perd


Au Québec, tous les cinq ans, lors de l’exercice centralisateur sans précédent, le Major School Change, la Commission scolaire Lester B. Pearson annonce quelles  écoles fermeront. La  baisse démographique et des choix politiques font qu’il y a beaucoup moins d’élèves dans les écoles anglophones aujourd’hui.  Les parents dont les enfants fréquentent une école éprouvant des difficultés, en ce qui a trait aux inscriptions, savent bien avant la terrible annonce que leur école est susceptible d’être fermée. Il suffit de voir le nombre d’inscriptions et la capacité d’accueil de l’école pour faire le constat. Malheureusement, lors de cet exercice un grand nombre de personnes au premier chef, les élèves et les parents voient leur vie chambardée. Aussi,  le personnel enseignant doit être réaffecté. À chaque fois, ce sont les enseignant(e)s les plus jeunes qui écopent. Parfois l’enseignant(e) est dans le système depuis une dizaine d’années.

Outre les parents et  le personnel des écoles qui sont grandement perturbés, des infrastructures en très bon état sont fermées. Des bâtiments réparés, entretenus avec les deniers publics sont abandonnés. Au  primaire, plusieurs écoles de quartier se situent à proximité de terrains de jeux, de piscines. Elles comptent un gymnase.  Dans le meilleur des cas, une commission scolaire connexe voudra du bâtiment. Faute d’intérêt on tentera de vendre  le bâtiment. Dans le pire des cas, l’école sera à l’abandon ou presque, jusqu’à ce qu’un groupe démontre de l’intérêt pour l’utilisation des locaux. Plusieurs écoles anglophones sont devenues, suite à leur fermeture, des centres religieux. Encore, d’autres ont été transformé en centres pour adultes. Bref, dans ce secteur qui compte des bâtiments en excellent état, des écoles primaires bien équipées, certaines situées dans des cadres idylliques, là où les élèves réussissent le mieux au Québec, on ferme les écoles. Ce depuis les années 80.

De nos jours, il reste moins de la moitié des effectifs si on fait une comparaison avec les années 70. Faute d’élèves, d’autres fermetures sont à prévoir.

Or, ces écoles ne sont même plus anglophones mais bilingues…

C’est peut-être moi, mais il me semble que la société québécoise perd une opportunité ici.

 

 

 

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