Commission scolaire Lester B.Pearson: un blâme public que l’on garde secret?


Cela fait plusieurs lunes que je n’ai rien écrit. Disons que je suis déçue de la tournure des événements. Ce satané volte-face des libéraux en éducation, ce virage vers des consultations où l’on cherchera un consensus débilitant qui n’a rien à voir avec la réussite scolaire mais tout à faire avec la réussite d’une manoeuvre politique, ne déçoit.  Le poids de tous ces groupes de pression qui contrôlent l’éducation au Québec souvent au détriment des acteurs les plus importants m’étonne.

Or, un événement particulier me fait sortir de mon mutisme.

Le commissaire à l’éthique de la Commission scolaire Lester B.Pearson vient de publier, encore une fois, un rapport. Rappelons que le commissaire est appelé à porter un jugement sur des problèmes reliés à l’éthique et aux élus. Dans le cas qui nous intéresse, les services de ce dernier ont été sollicités afin de porter un jugement concernant trois plaintes formulées entre les mois de janvier et juin 2016. Cette fois, le commissaire a porté un jugement favorable aux plaignants.

Or, il est impossible d’en savoir plus à propos de cette affaire puisque la Commission scolaire refuse de divulguer le rapport prétextant qu’une démarche juridique serait en cours à l’heure actuelle. Pourtant, les plaintes sont à ce point sérieuses que dans le cadre de cette saga un employé aurait perdu son poste. C’est ce qui est rapporté dans le journal La Gazette.

Faut-il le souligner, l’année précédente lorsque le commissaire avait jugé en faveur d’un élu à la commission scolaire, le rapport fut subito presto publié en première page du site internet de la commission scolaire, les journalistes immédiatement informés de la décision.

Selon toute vraisemblance, il semble y avoir deux poids et deux mesures à la Commission scolaire Lester B. Pearson. Lorsque cela avantage un élu on publie le rapport du commissaire à l’éthique, lorsque c’est le contraire on se garde de le faire… Bof, il ne faut pas trop s’en faire, les responsables affirment que le fautif a reçu un blâme public.

Au fait, un blâme peut-il être public lorsqu’il se fait derrière des portes closes…lorsque l’on garde secret les modalités du rapport?

Il y a quelques années, j’avais comparé la gouvernance scolaire à une forme de totalitarisme, je me suis peut-être trompée…Dans le cas décrit ci-haut cela s’apparenterait plutôt à une gouvernance du style République de bananes.

 

 

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3 réflexions sur “Commission scolaire Lester B.Pearson: un blâme public que l’on garde secret?

  1. Pingback: Commission scolaire Lester B.Pearson: un blâme public que l’on garde secret? — Politique scolaire québécoise – mariab1521

  2. There will be a public meeting at the school board on Monday Oct. 17. There will be a special committee formed that will determine what to do about the guilty verdict handed down to Suanne Stein Day. Information is at the LBPSB web site.

  3. Thnak you Marc for this information. I will look into this. Beside your post, I did not see any mention of who this elected person was, and why they received this verdict.

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