Commission scolaire Lester B.Pearson: la démocratie contre elle-même?


Une suite d’incidents allant à l’encontre de la démocratie ont pris place à la Commission scolaire Lester B. Pearson. Malheureusement cette manière de faire, non seulement détourne les électeurs de la politique scolaire mais transforme le sens premier de toute démocratie en autre chose. Quelque chose qui sent mauvais et qui risque de perdurer dans un contexte où personne ne prête attention.  Les grands perdants sont les citoyens à qui on cache des faits.  Voici deux exemples flagrants d’une démocratie malmenée. Au coeur du problème:  l’absence de représentativité des élus scolaires privés de toute indépendance.

D’une part on fait taire toues les critiques à la commission scolaire. Les commissaires dûment élus n’ont pas le droit de parole, pas plus que les directeurs d’écoles ou tout autre personne car la présidente est le porte-parole officielle de la commission scolaire. Pas de droit à la dissidence, pas le droit de parler aux journalistes. Dans ce contexte on peut se demander comment diable les élus peuvent faire leur travail?  Pas étonnant devant ce vide qu’une voix ou que des voix indépendantes prennent la place de ce qui devrait être une opposition. C’est dans ce contexte que Chris Eustace ancien candidat à présidence, agit depuis plus d’une quinzaine d’années. Il connaît tous les dossiers importants gérés par la commission scolaire. Or, il n’a plus le droit de parole. Cela dure depuis plus de deux ans. Malgré toutes les dénonciations publiques quant à ce choix, la situation perdure. Le pire affront à l’intelligence des électeurs, c’est qu’on invoque la Loi sur l’instruction publique pour expliquer cette décision.

Sans questionnement, sans remise en question publique, peut-on encore parler de démocratie?

D’autre part, invoquant des prétextes flous, on cache aux électeurs le rapport du commissaire à l’éthique. Alors qu’auparavant lorsque le jugement était en faveur de la commission scolaire, il n’y a eu aucune hésitation, le jugement fut publié en première page du site de la commission scolaire. Étrangement, cette fois le jugement allant à l’encontre d’un politicien, il reste caché.. Jim Wilson dénonce cet état de fait publiquement. Encore une fois, tout semble être mis en place afin de cacher aux citoyens des actes reprochables. Encore une fois, le même stratagème est utilisé par les responsables: on justifie l’ indéfendable en recourant à la loi, il y aurait des actions judiciaires en cours. C’est pourquoi aucun commissaire ne parle. Allo!!!  Les élus en sont-ils pas protégés s’ils agissent de bonne foi?

N’est-on pas en droit de se demander pourquoi diable les commissaires ne s’opposent pas publiquement à cette manoeuvre?

Comme si tout ceci n’était pas suffisant, on dénote un dernier affront à l’intelligence des citoyens. Une manoeuvre visant à apaiser le public soit la formation d’un comité spécial. Or ce comité est chargé non pas de mettre à la porte le coupable mais de revoir le code d’éthique de la commission scolaire…

Somme toute, trois mots viennent à mot esprit pour qualifier cet état de fait: silence, mystère et  modification en catimini du code d’éthique question de rendre l’inacceptable acceptable. On est bien loin d’une saine démocratie comprise comme un exercice ou les représentants du peuple jouent un rôle effectif. L’absence de reddition de compte ne va pas de pair avec la démocratie.

 

 

 

 

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