Commission scolaire English Montreal: des «extras» non approuvés


Officiellement, l’approbation des coûts reliés à l’octroi de contrats relève du conseil des commissaires. Or, il semble qu’à la Commission scolaire English-Montreal  les «extras» échappent à ce processus démocratique.

En effet, selon un article du Devoir,  les commissaires de la Commission scolaire English Montreal sont inquiets de la fréquente hausse des coûts dépassant jusqu’à 44% du projet initial.

 

«Par la loi, les commissaires doivent approuver tout dépassement de coût d’une valeur de plus de 10 % du budget total du projet. Au dernier conseil des commissaires, ces derniers étaient appelés à voter sur une série de modifications qui leur était présentée par la direction pour divers travaux, dont l’asphaltage d’une cour de récréation et d’un stationnement, des travaux de maçonnerie, la réfection de salles de bains et le remplacement de fontaines d’eau. On parle de contrats allant de quelques dizaines à quelques centaines de milliers de dollars. Dans l’un des cas, il s’agissait d’une hausse des coûts de 44 %, soit 70 000 $ sur un projet initial de 160 000 $. Dans un autre cas, il s’agissait du quatrième extra pour le même projet.»

Le plus désolant dans tout ceci, relève dans le fait que les commissaires n’ont pas été appelés à voter sur ces dépassements.

«Plusieurs commissaires ont annoncé leur volonté de voter contre la résolution visant à approuver tous ces extras, mais ces derniers ont reçu une véritable douche froide en apprenant que les dépenses avaient déjà été engagées pendant l’été.»

C’est à se demander qu’est-ce qui se passe dans cette commission scolaire. Est-on trop concentrer sur les taux de réussite des élèves qu’on oublie de gérer les budgets? Passe-t-on trop de temps à organiser des rencontres politiques pour lutter contre les projets de lois? Les conseillers qui devraient surveiller le fonctionnement de la commission scolaire sont-ils trop occupés dans d’autres organisations à un point tel que la gestion de la commission scolaire en souffre? Est-ce vraiment la faute des administrateurs comme le laisse entendre la présidente plaidant pour une révision du processus d’approbation des «extras»?

Bof, comme cela n’a rien à voir avec la réussite des élèves, c’est à se demander qui va s’intéresser à cet aspect de la gestion scolaire?  Ça intéresse qui les budgets? C’est juste l’argent des contribuables. Après tout, il semble y avoir consensus parmi les élus scolaires: il ne faudrait surtout pas augmenter les pouvoirs d’intervention du ministre. Laissons-les gérer en toute quiétude.

Les libéraux recherchent le consensus en éducation. C’est indéniable, c’est une bonne stratégie au point de vue politique. Pas de brassage de structures, pas de brassage de cage, s’il y a brassage cela reste au niveau des idées. Ensuite on soumet ces idées à des groupes d’intérêts qui défendent leur position par l’entremise de mémoires.

Or, ne faudrait-il pas se demander si la recherche de consensus  devrait vraiment être le socle sur lequel repose la prise de décision en éducation? Un processus moins biaisé par lequel personne ne retire d’avantages  ne serait-il pas mieux pour tous?

 

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