La Commission scolaire Lester B.Pearson ne répond plus aux appels des journalistes?


Alors que des citoyens ont dénoncé récemment le manque de transparence et une reddition de comptes défaillante, il semble que les responsables à la Commission scolaire Lester B. Pearson n’aient pas saisi le scandale entourant la gestion de leur institution pour faire des changements.  En effet, selon un article de La Presse abordant la question du partage des installations entre les commissions scolaires montréalaises francophones et anglophones :

«La commission scolaire anglophone Lester B. Pearson n’a pas rendu ses appels au Journal

Bref, la commission scolaire ne répond pas, elle reste silencieuse.

Or, selon un rapport de Yves Boisvert de l’ENAP examinant le cas de la ville de Laval «Analyse thématique du diagnostic de risques dans le milieu municipal: Étude exploratoire» :

« Dans les gros scandales, on ne retrouve jamais un seul individu déviant. [..] Pour qu’un véritable système fonctionne, il y a au moins une dizaine ou même une quinzaine d’inconduites qui se complémentent. La collusion, ça va mieux quand tu as des corrompus qui t’aident. Et si en plus, il y a du népotisme, c’est-à-dire qu’on engage des gens qui vont être redevables au système, c’est encore plus facile », explique Yves Bosivert.

Selon lui, le système en place à Laval a eu besoin de la complicité passive de nombreux fonctionnaires, des gens qui n’étaient pas nécessairement malveillants ou qui empochaient des enveloppes brunes, mais « des gens qui ne veulent pas de trouble donc qui n’en créent pas ». « Dans tous les grands scandales, la loi du silence et de la complicité passive ont toujours été là », soutient M. Boisvert avant de souligner que dans une « organisation vraiment corrompue, les gens intègres vont quitter ou se plier aux us et coutumes de l’environnement ».

 

Il semble qu’ en administration publique le silence n’augure rien de bon, du moins pas pour la démocratie, pas pour une saine gestion. De nos jours, à la lumière de tous ces scandales, c’est devenu carrément inacceptable. La reddition de comptes publique concernant la gestion de certains dossiers devrait être une obligation. Répondre aux questions des journalistes devrait être une obligation.

D’ailleurs, imposer la loi du silence par voie juridique à l’ensemble des commissaires d’une commission scolaire publique me semble être un non sens. Il en va de même de l’obligation de loyauté dogmatique incluse dans les codes d’éthiques des commissaires. Les élus n’ont pas le droit d’exposer leurs points de vue sur différents dossiers….ce jusqu’à 4 ans après leur départ????

Les commissions scolaires gèrent des millions, elles ne sont pas à l’abri des abus. Comme la loi du silence et la complicité semblent aller de pair avec des scandales n’est-on pas en droit de se demander pourquoi les a-t-on systématisés  à la Commission Lester B. Pearson?

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