Les programmes internationaux à la Commission scolaire Lester B. Pearson: un vaste réseau s’étendant dans plusieurs pays


Les programmes internationaux offerts à la Commission scolaire Lester B. Pearson (CSLBP) font actuellement l’objet d’une enquête. Les enquêteurs auront fort à faire.  En consultant le site Internet de la CSLBP d’une part, il est possible d’apprécier l’étendue des choix qui s’offrent aux étudiants étrangers ici même. D’autre part,  la CSLBP peut compter sur des ressources à l’étranger. En outre, les enquêteurs devront comprendre les tenants et aboutissants des partenariats public et privé dans un dossier complexe.

Premièrement, en ce qui a trait aux choix de cours, selon les informations trouvées sur le site de la CSLBP  on dénote une offre pour des services éducatifs du secteur de la formation professionnelle. Certains cours sont offerts dans les locaux de la commission scolaire tandis que d’autres formations sont offertes dans des établissements voués à la formation des étudiants étrangers.

Les programmes offerts aux étudiants étrangers sont les suivants:

«Programs

Ensuite, selon les informations du site Internet la CSLBP offre des  cours de langue. On dénote une offre de service couvrant divers groupes selon leur âge: la pré-maternelle, le primaire et le secondaire et un programme offert l’été et un programme culturel. Un fait à noter, le site ne semble pas à jour, la pré-maternelle a été fermée récemment.

Puis, on remarque des services d’hébergement offerts aux étudiants et un programme d‘hébergement en milieu familial.

Encore, la CSLBP offre même une formation destinée aux futurs enseignant(e)s.

Enfin, les étudiants étrangers peuvent même s’inscrire à un cours de leadership.

Deuxièmement, en ce qui a trait aux ressources à l’étranger, il semble que la CSLBP faisait affaire avec une compagnie du nom de EduEdge et de son président Naveen Kolan. Selon les informations trouvées sur le site de Edu Edge, l’entente entre Edu Edge et la CSLBP incluait la mise en place d’un centre de recrutement a été ouvert à Hyderabad en Inde.

«Partnership
Lester B. Pearson School Board has partnered with Edu Edge to market their vocational studies programs in India for recruiting students. Under this arrangement Edu Edge is establishing a processing center in Hyderabad, India to process and support student admissions across South Asia including India, Pakistan, Bangladesh, Nepal, Sri Lanka, Maldives and Mauritius.»

D’ailleurs, certaines dispositions de l’entente existant entre Edu Edge et la CSBP sont connues. CTV affirme que les dépenses et revenues devaient être partagés 50/50. Le recruteur et la CSLBP collectaient les frais de scolarité.

Des problèmes ont fait surface récemment, selon divers articles dont celui-ci de CBC, les étudiants étranges inscrits à ces cours  ont l’impression de ne pas avoir reçu les services pour lesquels ils ont payés. Puis, plusieurs  journaux ont abordé la question du conflit entre l’agence de recrutement et la commission scolaire.

D’ailleurs le message suivant apparaît sur le site de la CSLBP qui suite à un conflit avec EduEdge demande à ses étudiants de payer pour leur cours directement à la commission scolaire.

«IMPORTANT MESSAGE TO ALL INTERNATIONAL VOCATIONAL STUDENTS

Please note that all tuition fees/transfers need to be paid ONLY to « Lester B. Pearson School Board ». The name “LBP Vocational College” refers to a privately owned enterprise with no affiliation to the Lester B Pearson School Board so tuitions paid to this entity ARE NOT payments made to the school board.»

En raison de ce conflit, selon ma compréhension du dossier, les étudiants étrangers qui ont payé à grands frais Edu Edge se sont vus refusés accès aux cours offerts par la commission scolaire.

Bref, selon toute vraisemblance des étudiants étrangers, vulnérables en provenance de pays du tiers monde prêts à faire bien des sacrifices pour assurer leur futur sont pris dans l’étau d’un conflit entre deux partenaires qui pendant des années ont profité allégrement des revenus de cette entreprise: sans avoir à rendre de comptes, ou presque, publiquement; sans avoir à répondre aux nombreuses questions soulevées par les citoyens et le syndicat des enseignant(e)s.

Selon mes observations lors des séances du conseil des commissaires, en raison du succès économique de ces programmes, la présidente et les administrateurs  siégeants au conseil des commissaires esquivaient les questions en avançant quelques chiffres impressionnants certes mais sans jamais fournir de documentation substantielle du moins par pour le citoyen avisé.

Or, il semble que d’une année à l’autre les fidèles conseillers scolaires loyaux , payés pour leurs services, collaboraient dans ce dossier sans trop poser de questions, sans trop savoir ce qui se passait, laissant la porte-parole officielle de la commission scolaire s’exprimer en toute quiétude sur la place publique au nom de tous grâce à un code d’éthique béton qui condamne tous les conseillers au silence. La résultante étant l’absence flagrante d’une saine opposition au conseil des commissaires.

Les conséquences de cette absence d’opposition sont graves. Entre autres, cela a obligé  de simples citoyens, non rémunérés, les parents et même le syndicat des enseignant(e)s à jouer le rôle de l’opposition avec tous les risques que cela implique pour un employé  dans un milieu où la loyauté est quasi dogmatique. Quant aux citoyens ou parents qui osent prendre la parole, ils sont rapidement étiquetés comme des adversaires de la commission scolaire. Ils ont le droit de s’exprimer pour une période de 3 minutes lors de la période des questions. Ne pas suivre les directives équivaut à être éjecté du conseil ou pire encore être bâillonné pour une durée indéterminée.

Heureusement, cette fois les journalistes sont aux aguets. Le ministre peut intervenir. L’UPAC et la vérificatrice du ministère enquêtent.  On a redonné le droit de parole au redoutable et infatigable Chris Eustace. Les citoyens lassent de parler dans le vide et de se faire traîner dans la boue parce qu’ils se tiennent debout,  reprennent le flambeau de cette lutte pour une démocratie scolaire effective.

Sans débat, sans questionnement, sans transparence, sans citoyen, la démocratie scolaire fait bien piètre figure. Il serait  temps que les élus scolaires le comprennent.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s