Les programmes internationaux dans les commissions scolaires anglophones québécoises: une gestion occulte???


L’idée d’implanter des programmes internationaux dans une commission scolaire qui peine à recruter des élèves québécois n’est pas mal en soi. Toutefois, certains choix reliés à la gestion de ces programmes  laisse perplexe.

D’abord, on sait que dans le secteur de la formation professionnelle des commissions scolaires,la commission scolaire a toute la latitude pour sélectionner son personnel.  L’absence de syndicat représentant les enseignant(e)s qui oeuvrent dans le secteur professionnel est un facteur à considérer dans la problématique des programmes internationaux puisque les employés sont en quelque sorte sans protection et qui sait certains sont peut-être redevables envers leur employeur. Notamment, selon les articles parus dernièrement, les employés ont peur de parler et pour cause. Il y a déjà eu des congédiements dans cette histoire.

Ensuite, il y a cette absence de représentation des étudiants étrangers au sein du conseil des commissaires. Il faut savoir qu’à la Commission Lester B. Pearson, des représentants des élèves siègent sur le conseil des commissaires. Qu’en est-il des tous ces étudiants étrangers? Ont-ils un représentant? Sans représentation, sans voix de quelle manière les étudiants qui fréquentent ces programmes peuvent-ils être entendus?

Puis, que penser du  choix d’implanter des bureaux au centre-ville, hors du territoire de la commission scolaire, à grands frais alors que plusieurs écoles de la commission scolaire sont vides, la commission scolaire a déjà du personnel. Pourquoi avoir instauré ces bureaux hors de l’enceinte de la commission scolaire et avoir confié la gestion à d’autres?

Enfin, comment expliquer la quasi absence de reddition de comptes claire quant au budget de ces programmes divers? Aucune reddition de compte quant aux voyages payés à l’étranger sous prétexte que c’était payé par le privé??? Pas d’appels d’offres  dans un dossier impliquant des millions… ??? Pourquoi?

Au bout du compte, le cumul de ces facteurs semble avoir contribué à un environnement hermétique, du moins, inaccessible jusqu’à tout récemment aux journalistes et aux citoyens.  C’est à se demander si les dirigeants ont oublié le mandat premier de l’école publique. La bonne foi  ou le fait d’avoir mal compris son rôle ne devrait pas servir de prétextes pour justifier cette gestion occulte des programmes internationaux. C’est tout simplement inacceptable.

 

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