La mauvaise gouvernance en milieu scolaire: quelques exemples canadiens et les solutions envisagées


En octobre 2016, selon M.Gordon de CBC News dans un article intitulé « Amateur hour behviour’: School trustee selection process needs review, educator says», après avoir souligné qu’un peu partout au Canada, un bon nombre de commissions scolaires semblent être bien gérées, fait état des conseils des commissions scolaires où cela n’est pas le cas.

Entre autres,  en 2016 le ministre de l’Éducation de la Colombie-Britannique a congédié les neuf élus du conseil des commissaires de la Commission scolaire de Vancouver après que ces derniers aient refusé d’adopter un budget équilibré. Ceci n’est pas une première au Canada,  le Conseil des écoles publiques de Calgary a subi le même sort en Alberta en 1999.

Récemment, toujours selon Gordon, un consultant chargé d’étudier la gouvernance de la Commission scolaire catholique d’Edmonton, a fait le constat d’un dysfonctionnement du conseil de la commission scolaire. Encore, un panel d’examinateurs chargé d’étudier la gouvernance a relevé des problèmes  à la Commission scolaire des districts de Toronto (TDSB).

Dans le même article on fait une liste des problèmes observés dans la gestion scolaire. Selon Charles Pascal qui a réfléchi à la question, les problèmes courants se rapportent à de l’argent mal dépensé, des contrats mal gérés, des directeurs surpayés. De plus, certains élus entrent en politique pour des raisons qui n’affectent que leur district. D’autres élus visent à faire carrière en politique provinciale ou fédérale et sont peu intéressés par les élèves. Les mandats répétitifs des élus font partie de la problématique.

Afin de mettre fin à ces problèmes des solutions sont envisagées. Notamment, on songe à des élections  générales (sans circonscription) ou encore de tout simplement éliminer les élections en les remplaçant par des nominations  comme c’est le cas à New York et Chicago. On propose de limiter le nombre de mandats.

Un fait à noter, en ce qui a trait à la Commission scolaire de Toronto où l’on a observé «une culture de peur et un manque de confiance envers les élus», on suggère, si rien ne change, de réduire la taille des commissions scolaires.

«The report also says that if « demonstrable progress » is not made on the panel’s recommendations in one year, the TDSB should be broken up into smaller boards.»

Somme toute, la gestion des territoires scolaires pause problème à plusieurs endroits au Canada. Selon ces informations, les grandes villes semblent plus affectées par ces problèmes.

Suite à cette lecture, n’est-on pas en droit de se demander si en créant des mégastructures scolaires on aurait pas créé ces problèmes ? Est-ce que la gestion des mégacommissions scolaires dépassent les compétences des élus scolaires?

Par ailleurs, un candidat qui a consacré trente ans de sa vie en politique scolaire vaut-il mieux qu’une nouvelle personne de haut calibre éduquée et formée dans le domaine de l’administration? Qu’est-ce qui est préférable pour les élèves et leur réussite?

Oui, oui je sais, les solutions envisagées ailleurs au Canada, se rapportent à  la structure… Au Québec, c’est proscrit.

Au fait qui a dit déjà que le brassage de structure et la réussite n’allaient pas de pair?

 

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